Après une année 2020 fortement impactée par la crise, le Crédit Agricole Alpes Provence (CAAP) tirait le bilan en début de semaine d’une année 2021 renforcée par de bons résultats, en se projetant vers une année 2022 qui s’annonce digitale et sociétale.

« On a de bons résultats, en phase avec notre territoire, qui est hyper attractif ». Pour Serge Magdeleine, directeur général du CAAP, les voyants sont au vert. En 2021, la banque mutualiste affiche un résultat net de 117 millions d’euros, deux fois supérieur au bilan 2020, et a réussi à attirer 11 205 nouveaux clients sociétaires.

Fort de ces chiffres, le CAAP se projette vers 2022 et esquisse les contours de son ambition. D’une part, réussir le pari du digital, pour rester au plus près des clients, car deux tiers ne viennent plus en agence depuis la crise sanitaire. Pour maintenir une relation de confiance entre conseiller et client, la banque mise sur une meilleure gestion des données, les fameuses datas.

D’autre part, et c’est une valeur fondamentale pour le groupe – qui compte parmi ses clients un grand nombre de professionnels du monde agricole -, faire face aux défis sociétaux et environnementaux. « On ne peut plus arbitrer entre fin du mois et fin du monde » résume Serge Magdeleine. Le directeur général veut s’appuyer sur les entreprises du territoire pour créer de la richesse, tout en ayant une approche sociétale et environnementale.

Crédit Agricole, Le Crédit Agricole Alpes Provence cultive son impact social et environnemental, Made in Marseille
Franck Alexandre, Président du conseil d’administration, Serge Magdeleine, Directeur Général et Jérôme Lebon, Directeur Général Adjoint

Le soutien appuyé aux entrepreneurs du territoire

Pour faire valoir son message, le CAAP avait convié à sa conférence de presse des entrepreneurs du territoire. À commencer par Julie Davico-Pahin, fondatrice d’Ombrea, une start-up spécialisée dans la conception d’ombrières intelligentes pour les exploitations agricoles, créée en 2016. Si aujourd’hui, elle emploie 50 salariés et connait un très fort développement, l’entreprise aixoise a pu s’appuyer au démarrage sur le soutien de la banque mutualiste, via un prêt d’honneur en 2017, suivie d’une prise de participation au capital en 2019, et d’obligations convertibles en 2020, converties en 2021 lors de la dernière levée de fonds.

Le prêt d’honneur, c’est également ce qui a permis à Amel Khemissi de lancer son entreprise l’Osmosis, une solution clé en main pour les propriétaires de locaux commerciaux qui veulent les transformer en meublés de tourisme. Issue du mouvement porté par l’association Les Déterminés, qui accompagne les entrepreneurs issus des quartiers populaires ou de zones rurale, Amel a pu bénéficier d’une structure et d’un réseau. Avec le CAAP, elle est désormais accompagnée financièrement pour le développement de son projet.

Un appel à projets pour l’agriculture durable

En soutien aux projets d’agriculture durable, marque de fabrique de la banque coopérative, le CAAP a également annoncé le lancement d’un appel à projets « L’innovation au service d’une agriculture durable », à destination des start-up.

Il soutiendra des initiatives qui oeuvrent pour limiter l’impact sur les ressources (l’eau, le sol, l’air, l’énergie et même l’humain), optimiser l’usage de la data (captation, analyse, exploitation, traçabilité) et contribuer positivement à son environnement (recyclage, pièges carbone, production d’énergie, etc.).

Le concours est ouvert jusqu’au 17 avril aux start-up de moins de 5 ans installées dans les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse ou les Hautes-Alpes, ou bien qui souhaitent s’y implanter en 2022. Les trois premiers lauréats recevront des dotations de 25 000 €, 10 000 € et 5 000 €.

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