Pour lancer la deuxième ligne de bus électriques entre les Cinq-Avenues et La Rose, la Régie des transports métropolitains teste 4 nouveaux modèles différents. Après avoir sélectionné le plus performant, elle souhaite accélérer le renouvellement de sa flotte pour atteindre le 100 % électrique d’ici 2035.

La Régie des transports métropolitains (RTM) avait passé la première vitesse en 2016, pour lancer la conversion de sa flotte de bus propulsés à l’énergie non fossile. À cette époque, elle inaugurait la première ligne de bus 100 % électrique de France, entre le Vieux-Port et le rond-point du Prado (ligne 82).

Près de six ans plus tard, elle passe la seconde en branchant également les 15 bus de la ligne 42, entre les Cinq-Avenues et La Rose. Cette étape porte le total de bus électriques à 21 sur une flotte de 627 véhicules sur le réseau marseillais, soit environ 3,5 %. Un pas qui semble modeste, « mais qui doit permettre d’accélérer la transition dans les prochaines années », introduit la présidente de la RTM, Catherine Pila.

« Une flotte de bus 100 % électrique en 2035 »

En effet, la ligne 42 va surtout servir à tester quatre modèles de bus électriques différents proposés par quatre constructeurs, déjà présentés en 2020 : Heuliez, Mercedes, Volvo et Irizar. Ils sont ainsi mis en concurrence dans une expérimentation en conditions réelles pour déterminer quelle gamme correspond le mieux aux exigences techniques (comme les capacités de recharge dans le dépôt de la Rose) et financières de la Régie des transports.

Une phase test à 15 millions d’euros, financée par la Métropole Aix-Marseille-Provence, qui permettra à la RTM de déterminer les critères techniques qui constitueront les futurs appels d’offres. Avant de passer la troisième vitesse avec « l’acquisition de 54 bus électriques en 2024 », soit 75 en tout sur 627.

Le renouvellement doit ensuite s’accélérer en remplaçant chaque véhicule thermique en fin de vie pour passer à « une flotte de bus 100 % électrique en 2035 », précise Catherine Pila.

, Bus électriques : La RTM passe la deuxième et vise la fin du thermique d’ici 2035, Made in Marseille
De g. à d. La présidente de la Métropole, Martine Vassal, aux côtés de Catherine Pila, la présidente de la RTM, Marion Bareille, maire des 13-14e arr. et d’Audrey Gatian, l’adjointe de la Ville de Marseille aux transports.

Plus cher à l’achat, moins cher en consommation

« Les bus électriques coûtent en moyenne 600 000 euros, contre 280 000 euros environ pour le véhicule traditionnel diesel », explique Cédric Saulnier, directeur du matériel roulant de la RTM. « Sans compter la batterie qu’il faut changer à la moitié de leur vie, soit 800 000 euros au total », poursuit-il.

Mais un rapide calcul de la consommation permet d’amortir l’investissement, puisqu’un diesel « coûte 27 000 euros par an en carburant, contre 4 000 euros pour un bus électrique. Au final, ils représentent à peu près le même coût, réparti différemment ».

Sans oublier les économies d’émissions de CO2 « qui peuvent être divisées par 5 avec l’électrique par rapport au thermique », reprend la présidente de la RTM. Selon Actu environnement, sur la base d’une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), « les émissions de CO2 par passager et par kilomètre sont actuellement à 20 grammes avec un bus électrique, contre 60 à 100 grammes (selon les cycles) pour un bus diesel ».

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