Changement de cap pour le label Aix Marseille French Tech ?

À quoi sert le Label Aix-Marseille French Tech renouvelé pendant un an ?
L’actualité digitale et numérique de la métropole marseillaise bouillonne ces dernières semaines, et pour cause, Jean-Claude Gaudin, Président d’Aix-Marseille-Provence Métropole a annoncé le changement de gouvernance d’Aix Marseille French Tech (AMFT) avec désormais Pascal Lorne à sa tête.

Cet hiver, la métropole lançait un appel à manifestation d’intérêt pour élire la nouvelle équipe qui piloterait la French Tech locale. Deux candidats étaient en lice, dont l’équipe sortante de Medinsoft. C’est finalement l’outsider Aix-Marseille 2.0 qui l’a emporté le 1er mars dernier.

Deux équipes face à face ?

Lundi 19 mars, Medinsoft, l’association sortante qui pilotait la French Tech locale depuis 2014, organisait une conférence de presse pour présenter son organisation et ses axes de développement pour les deux années à venir. L’occasion de faire le point après des semaines de silence. Ce soir, c’est au tour du nouveau collectif de réunir la presse et les personnalités locales pour annoncer sa feuille de route.

Malgré ce choix de changement d’équipe, la métropole a annoncé conditionner son soutien financier sur 2018 à la mise en place d’une gouvernance du label par une nouvelle structure, portant le nom d’Aix-Marseille French Tech qui s’appuierait sur les talents et les compétences de la nouvelle équipe et des anciens acteurs de Medinsoft.

Un nouveau collectif pour piloter Aix Marseille French Tech (AMFT)

Suite à l’appel à manifestation d’intérêt que la métropole avait lancée en fin d’année, la gouvernance d’AMFT change d’équipe et se veut « plus tournée vers l’international« . L’équipe pilotée par Pascal Lorne, fondateur et dirigeant de GoJob, plateforme de mise en relation de travailleurs et d’entreprises, créateur de l’entreprise marseillaise Miyowa, qu’il a revendue en 2011 à l’américain Synchronoss, se compose entre autres des personnalités suivantes : Olivier Mathiot, PDG de Price Minister et de France Digitale, Cyril Zimmerman d’HiMedia, Ludovic Deblois, de Sunpartner, Marc Schillaci, d’Oxatis, Patrick Siri et Bertrand Bigay de P.Factory et Lionel Minassian de TheCamp.

« Autour de Pascal Lorne, son Président, le collectif à l’origine de ce projet rassemble Laurent Baly, Vincent Berge, Bertrand Bigay, Isadora Bigourdan, Vincent Deruelle, Laurence Fontaine, Marie-Laure Guidi, Reza Malekzadeh, Vanessa Marcie, Ben Marrel, Olivier Mathiot, Lionel Minassian, Olivier Oullier, Christine Placet, Mathieu Rozières, Marc Schillaci, Valérie Segrétain, Patrick Siri et Cyril Zimmermann. Ce collectif a déjà créé 39 entreprises, 47 filiales à l’étranger, 2170 emplois, généré 1,8Mds de Chiffre d’Affaires cumulé dont 36%à l’export, mené 130 levées de fonds pour 290M€ de fonds levés, écrit 3,5 milliards de ligne de code, bu 292 656 cafés et quelques mojitos, etc… » peut-on lire sur l’invitation au lancement de leur travail.

Le collectif présentera ce soir sa feuille de route et ses ambitions à La Criée.

Medinsoft, André Jeannerot et Stéphane Soto en appui local ?

De son côté, l’association Medinsoft qui gérait le label Aix-Marseille French Tech depuis sa création en 2014 ne l’a donc pas emporté. Après plusieurs semaines de silence, elle a décidé lundi de rompre le silence à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue à la Coque d’Euroméditerranée.

Pour Stéphane Soto, il y a eu une incohérence dans cette nouvelle attribution « Le 1er mars, les élus nous ont remis un rapport indiquant que nous avons gagné à l’unanimité. A ce moment là, nous avons contacté Pascal Lorne en lui disant : faisons une parité complète parce que nous voulons que tout le monde gagne. Finalement, le cabinet du président de la métropole en a décidé autrement ».

Le constat est partagé dans un article de LaProvence « Les pouvoirs publics qui financent à hauteur de 300 000 euros, cet outil de promotion de l’écosystème numérique. La solution retenue par la Métropole n’est pas tout à fait celle suggérée par le comité d’élus qui a auditionné les deux candidats. Le rapport préconisait plutôt une nouvelle gouvernance de Mendisoft pour une durée d’un an avec une présidence déléguée de la nouvelle association Aix-Marseille 2.0 avant un passage de relais. »

Selon l’intéressé, ex-candidat à la tête de la Chambre de Commerce (CCIMP), il s’agit d’une décision politique « il est évident que certains ont voulu mettre à mal Medinsoft, et moi en particulier ». Il a également tenu à préciser qu’il ne voulait pas entrer dans un bras de fer avec la nouvelle équipe afin d’assurer la continuité du projet French Tech, « le territoire a beaucoup mieux à faire que d’être victime des luttes politiques, nous ne sommes pas des politiques, nous sommes là pour faire progresser le monde économique ». Et s’est dit prêt à partager la gouvernance avec l’équipe choisie.

André Jeannerot a quant à lui tenu à rassurer les soutiens de l’équipe Medinsoft, « Nous allons continuer, nous pouvons compter sur le soutien de grands groupes comme Engie et la Cepac« . L’objectif pour Medinsoft reste aujourd’hui de fédérer le monde économique du territoire autour d’événements communs comme le Grand Opening ou les French Tech Weeks, de créer de nouvelles commissions sur le financement de la e-santé ou la création de contenus avec Primi, mais aussi de devenir le relais des PME qui innovent et surtout « qui créent des emplois sur le territoire« . Selon lui, ces dernières années ont démontré que la start-up n’était pas la solution ultime pour créer de l’emploi sur le territoire « pour grandir et se développer, avant les startups devaient partir sur Paris, maintenant on leur dit de partir à l’étranger« .

A la suite de la conférence de presse, les dirigeants de Medinsoft ont tenu à souhaiter bonne chance à la nouvelle équipe de Pascal Lorne, qui prendra le relais dès ce soir à La Criée.

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