Permaculture – Des serres de fruits et légumes en projets sur les toits de Marseille

Permaculture – Des serres de fruits et légumes en projets sur les toits de Marseille

En partenariat avec la Cité de l’Agriculture, le jeune agriculteur Andrea Bismuth a pour projet de développer des cultures agricoles en milieu urbain, sur les toits de Marseille. Un programme original, écologique et économique, que le passionné de permaculture expérimente en amont sur un terrain de 1000m² à Tarascon.

« Zéro gâchis, zéro pollution et une large palette de fruits et légumes produite toute l’année sur un espace restreint ». Quelle est donc cette espèce de formule magique proposée par Andrea Bismuth, ancien élève du lycée agricole d’Uzès ? On est pourtant bien loin d’une utopie : « Je veux développer des serres et des cultures agricoles — fruits, légumes et plantes aromatiques — sur les toits en milieu urbain, à Marseille », explique simplement le jeune homme de 29 ans, originaire du village provençal de Saint-Etienne du Grès.

Sur son terrain de Tarascon, Andréa mène depuis un an un projet expérimental d’agriculture « raisonnée intensive ». Il envisage de développer son idée en déménageant bientôt à Marseille.

Andrea habite aujourd’hui à Marseille où il découvre la permaculture, ce système agricole qui consiste à cultiver biologiquement une grande diversité de plantes sur un espace donné, tout au long de l’année. Des amis lui ont prêté en mai 2017 un terrain de 1000m² à Tarascon, afin qu’il puisse mener un projet expérimental de culture. « Je veux maintenant déménager mon projet à Marseille, car c’est la plus grosse ville du Sud. Cela permettrait en plus d’amener encore un peu de vert et ainsi de dépolluer l’atmosphère ! », s’amuse Andrea. Il est vrai que le CO2, dont les plantes sont friandes, ne manque pas en zone urbaine. « Ce serait alors le premier projet de permaculture pour la cité phocéenne ». Mais pour l’heure, les toits marseillais qui accueilleront le programme n’ont pas encore été définis.

Andrea est passionné de permaculture, un système système agricole qui consiste à cultiver biologiquement une grande diversité de plantes sur un espace donné, tout au long de l’année.

Une agriculture raisonnée intensive

Sur son terrain de Tarascon, Andrea a disposé un millier de plants en pots en deux parties : les plantes annuelles (semées en mars et récoltés en septembre) d’un côté, les plantes d’été de l’autre. La fibre de coco et son fort pouvoir de rétention d’eau a été préférée à la terre. « J’utilise aussi du fumier, du lombricompost et du purin d’ortie, qui est un insecticide répulsif naturellement riche en nutriments », précise-t-il. Un système de fixation sur un tuyau en PVC permet une alimentation individuelle des plants en eau. Chaque pot dispose d’une réserve permettant une consommation d’environ 250 millilitres d’eau par jour et par plante. « C’est dérisoire, quand on sait que sans rétention d’eau, chaque plante nécessiterait 1 litre d’eau par jour ! ».

Chaque pot semble « mordre » sur le tube en PVC gris : il s’agit en fait du réservoir dont est équipé chacune des plantes. Les fins câbles blancs, deux par pot, permettent l’approvisionnement en eau.

Framboises, cassis, fraises, groseilles, aubergines, courgettes, tomates, poivrons, courges, salades, melons, pastèques, plantes aromatiques telles que le thym, le basilic ou la ciboulette … La liste proposée par Andrea est longue. Et peut encore s’entendre : le jeune homme envisage aussi la culture du gingembre ; une première en France pour ce produit exclusivement importé !

Le projet d’Andrea s’inscrit dans un grand respect de l’environnement. Il utilise par exemple des coccinelles et des chrysopes pour lutter contre les ravageurs naturels des cultures. La présence d’insectes butineurs, ici une abeille, est généralement de bon augure.

Mais avant de développer ses cultures sur les toits de Marseille, Andrea doit se heurter à la réglementation : poser une serre sur un toit équivaut ainsi à rajouter un étage. « Mon projet comprend aussi une production agricole verticale notamment pour la salade et les plantes aromatiques, afin d’optimiser un espace urbain déjà restreint. Il faut donc réfléchir à un plan local d’urbanisme », conclut Andrea avec un dernier sourire. En 2018, il peut compter sur le soutien de la Cité de l’Agriculture, dont il est désormais salarié et doit approvisionner le restaurant.

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2 COMMENTAIRES

  1. Nous avons des hectares de terrains en friches….ou cibles de promoteurs avides…..Il faut réinvestir ces terrains et les utiliser plutôt que de les voir un jour transformés en lotissements ou zones commerciales!

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