Les urgences pédiatriques de La Timone s’agrandissent et font peau neuve

Rénovation des urgences pédiatriques de la Timone
Les urgences pédiatriques de La Timone s’agrandissent et font peau neuve
Les urgences pédiatriques de La Timone vont déménager dans des locaux plus grands et bénéficier de matériel tout neuf. Toujours au sein de l’hôpital phare de Marseille, mais dans des espaces capables d’accueillir les 40 000 passages annuels dans des conditions d’accueil « dignes ».

Cela fait 15 ans que le personnel des urgences pédiatriques de La Timone l’attend : la restructuration de leur service. À partir de février 2018, ce sera chose faite puisque les urgences pédiatriques de l’établissement vont quitter leurs locaux actuels pour d’autres, plus grands et modernisés, situés dans un bâtiment qui jouxte les urgences adultes.

Les nouvelles urgences pédiatriques se situent dans le bâtiment bordeaux de la photo, juste à côté des urgences adulte © AP
Les urgences pédiatriques en chantier quelques semaines avant leurs ouvertures © AP

Des urgences pédiatriques modernisées

Des nouveautés ont été ajoutées aux services des nouvelles urgences pédiatriques comparés aux actuelles. En premier lieu, une unité d’hospitalisation de courte durée, pour accueillir les enfants qui restent moins de 24h aux urgences dans des conditions « hôtelières » le temps de passer leurs examens. Huit lits d’hospitalisation avec sanitaire où les familles peuvent rester ont ainsi été créés, et avec eux, 20 emplois supplémentaires.

Parmi les nouveaux services, on compte également un coin pour les nourrissons, pour les changer et faire chauffer leurs aliments, une zone centrale pour le personnel et un bureau des médecins près des « zones chaudes », celles où sont installés les patients dans un l’état le plus grave. Quelques changements aussi du côté des salles d’examen puisque l’on en compte désormais trois contre deux auparavant : une pour faire les plâtres et deux pour les sutures.

Les nouvelles urgences pédiatriques dont le mobilier a été coloré © AP
La zone du personnel, nouveauté des urgences pédiatriques © AP

Un service devenu vétuste et obsolète

Les nouvelles urgences pédiatriques ont doublé leur surface, passant de 800 m² à 1 600 m². Le service actuel, mis en place à l’hôpital de la Timone en 1976, se révélait depuis plusieurs années obsolète et vétuste. Il a été initialement conçu pour accueillir 7 000 passages par an contre 40 000 actuellement. Patients les uns sur les autres, parents debout faute de place font partie du quotidien de ces urgences.

« La modification sociétale et de recours aux urgences n’est plus la même aujourd’hui qu’avant, ce qui nous a obligé à changer. Pour cela, on s’est inspiré des autres urgences de France, pour que l’accueil des enfants soit homogène sur l’ensemble du territoire », explique le professeur Chabrol, chef de pôle à la pédiatrie. « C’est le jour et la nuit comparé aux urgences actuelles. Maintenant, on va disposer de conditions d’accueil dignes », ajoute Aurélie Boutin, médecin pédiatre.

Une fois le déménagement terminé, prévu pour le mois de février 2018, les anciens locaux des urgences pédiatriques seront réhabilités sur le service de médecine nucléaire adulte.

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Une modernisation possible en partie grâce aux Pièces Jaunes

L’ensemble des travaux a coûté plus de 3 millions d’euros, financés à 80% par le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et le reste par l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille (AP-HM). Les urgences pédiatriques ont également obtenu une aide financière de la part la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France via l’opération des Pièces Jaunes, à hauteur de 123 000€, pour l’équipement mobilier et biomédical des nouveaux locaux.

« Il s’agit de tout ce qu’on trouvera dans les box au plus près des patients. Les Pièces Jaunes nous apportent ce complément d’humanité qu’on n’aurait pas forcément trouvé. Sans cela, on aurait transféré notre matériel pour l’amener jusqu’à sa fin de vie », souligne Sébastien Vial, directeur de l’hôpital de La Timone.

Là n’est pas le seul projet soutenu par les Pièces Jaunes à l’hôpital de la Timone. Parmi les plus récents, financé également par le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, l’aménagement d’une cuisine thérapeutique pour les enfants atteint de maladie pathologique, comme le diabète ou le surpoids, ou de maladies héréditaires du métabolisme qui les obligent à adopter un régime alimentaire spécifique. Ils peuvent y suivre des ateliers, avec leurs parents, pour apprendre à cuisiner en fonction de leur nouveau régime.

La cuisine thérapeutique de l’hôpital de la Timone © AP

D’autres hôpitaux à Marseille ont aussi bénéficié de subventions de la part des Pièces Jaunes : l’hôpital Nord pour la création d’une unité de soins intensifs pour adolescents (500 000€ sur les 680 000€ du projet), l’hôpital Salvator pour la création de l’Espace Méditerranéen de l’Adolescence (1,5 million d’euros sur les 14 millions d’euros totaux) ou encore l’Institut de Développement de l’Enfant et de sa Communication (76 500€ sur les 846 000€).

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