Flow Hive – Les ruches intelligentes pour récolter le miel sans gêner les abeilles

Dans notre rubrique inspiration, retrouvez « Flow Hive », un système de ruche inventé par des apiculteurs australiens qui facilite la récolte du miel. Comment ? Grâce à des robinets qui permettent de ne pas déranger les abeilles. Un système « révolutionnaire » qui a suscité un véritable engouement sur le web.

Chez les Anderson, famille installée en Australie, on est apiculteur depuis trois générations. Cedar, le fils, a commencé à s’occuper des abeilles avec son père, Stuart, à l’âge de six ans et déjà à cette époque, il avait en tête de trouver un moyen de récolter le miel qui soit moins perturbateur pour les abeilles. Car, en manipulant les ruches pour en extraire le miel, il arrive souvent que certains insectes se retrouvent écraser.

En parallèle de leur activité, père et fils imaginent donc, dans leur hangar, un système de ruche facilitant la récolte du précieux nectar, moins stressant à la fois pour les abeilles et pour les apiculteurs.

Les ruches Flow Hive permettent de ne pas perturber les abeilles lorsque les apiculteurs récoltent le miel © www.honeyflow.com

Plus aucune manipulation des ruches !

L’invention des apiculteurs Anderson, baptisée « Flow Hive », consiste à fournir aux abeilles, dans la ruche, des cadres en nid d’abeille déjà partiellement formés. Les insectes n’auront ensuite qu’à compléter les alvéoles avec leur propre cire, à les remplir de miel et à recouvrir de nouveau de cire.

À la différence où, d’ordinaire, l’apiculteur sort les cadres remplis de miel de la ruche pour les vider, là il n’a qu’une simple manipulation à faire sans avoir à toucher à la ruche. Avec une longue tige qu’il passe à l’intérieur de la ruche, il « ouvre » les alvéoles de sorte à ce que cela forme des canaux dans la ruche qui permettent de faire s’écouler le miel. Ce dernier tombe dans un tuyau qui mène jusqu’à un robinet accessible à l’extérieur de la ruche.

Une fois le miel récolté, l’apiculteur n’a plus qu’à « fermer » les alvéoles en tournant la tige en sens inverse. Les cadres se retrouvent dans leur position initiale et les abeilles n’ont plus qu’à enlever la couche de cire pour remplir de nouveau les alvéoles de miel.

Grâce à une tige introduite dans la ruche, les alvéoles (à gauche) s’ouvrent et forment des canaux (à droite) qui laissent s’écouler le miel © www.honeyflow.com

Un financement participatif record

Stuart et Cedar Anderson ont travaillé pendant presque 10 ans pour arriver à trouver la solution idéale pour leur ruche « intelligente ». Une fois l’idée validée et les brevets déposés, ils ont lancé une campagne de financement participatif avec l’objectif de récolter 70 000 dollars sur les 100 000 dollars nécessaires pour lancer leur projet.

En février 2015, ils lancent ainsi leur collecte sur le web et l’engouement a été immédiat : 250 000 dollars de précommandes enregistrés en à peine 15 minutes ! Au terme de la campagne, 13 millions de dollars ont ainsi été récoltés par les apiculteurs australiens grâce à la contribution de 38 500 donateurs. À ce jour, Flow Hive est toujours la sixième campagne de financement participatif la plus réussie de la plateforme Indiegogo.

La campagne de crowdfunding a permis de récolter plus de 13 millions de dollars alors que les apiculteurs avaient fixé l’objectif à 70 000 dollars © www.honeyflow.com

Des ruches adaptées pour tout et pour tous ?

Puisque le système repose sur des canaux dans lesquels le miel doit pouvoir s’écouler, il va de soi que ces ruches ne sont pas adaptées à des miels qui cristallisent mais à ceux très liquides, comme les miels d’acacia ou de châtaigner par exemple. Il faut donc bien se renseigner avant de faire l’acquisition d’une ruche Flow Hive.

De plus, son prix est assez élevé : 629$ (soit environ 535€) pour la ruche classique à six cadres, quand une ruche standard montée revient entre 150€ et 200€. À voir donc, pour un apiculteur, si l’investissement peut vite être contrebalancé par les rendements des Flow Hive. Par contre, pour des particuliers amoureux des abeilles et de la nature qui veulent se lancer dans la confection de leur propre miel et favoriser la biodiversité, le système australien peut être un bon compromis.


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