Lors de ses vœux le 19 janvier, le président de l’UPE 13, Philippe Korcia, a affiché sa volonté de peser dans les élections municipales en proposant un « pacte de confiance » aux candidats. Une initiative qui veut replacer le patronat au centre de la politique locale.

Les vœux du président de l’UPE 13, Philippe Korcia, ont la saveur des derniers instants ce 19 janvier. Après sept ans de mandat, le chef d’entreprise raccrochera le tablier en juin prochain. Mais avant, il s’est investi d’une mission : faire peser son syndicat patronal dans les élections municipales de mars 2026.

Au siège de la place Charles-de-Gaulle, Philippe Korcia monte sur l’estrade, la tête haute, comme un candidat en meeting. Le patron des patrons annonce sa grande volonté de nouer « un pacte de confiance » avec les candidats à Marseille, Aix, Vitrolles, La Ciotat, Salon et Aubagne pour « imaginer ensemble l’avenir du territoire ».

Devant les principaux intéressés ou leurs représentants, comme Romain Simmarano, porte-parole de la campagne de Martine Vassal (DVD), ou Olivia Fortin, fidèle adjointe de Benoît Payan (DVG), il souhaite que ce pacte, imaginé à l’image du pacte d’associés dans une entreprise, permette de créer « une gouvernance partagée » au sein des futures instances municipales « avec un référent de l’UPE 13 installé à la mairie centrale », ose rêver le président.

Une quinzaine de propositions

Mais une inconnue demeure : le contenu de ce pacte. Une quinzaine de priorités seront détaillées dans un second temps, à l’issue d’un questionnaire envoyé à 20 000 adhérents, notamment aux fédérations d’entreprises, entre le 1er et le 20 février prochain.

Ces propositions, pro-entreprises, seront ensuite envoyées aux candidats à Marseille, Aix, Vitrolles, La Ciotat, Salon et Aubagne. Néanmoins, seuls les candidats de Marseille seront confrontés lors d’un débat économique organisé le 4 mars par l’UPE 13 en partenariat avec La Provence.

À l’issue de cet échange, les candidats seront ainsi invités à signer le pacte. « Ceux qui ne voudront pas le signer, ne seront pas crédibles », prévient Philippe Korcia.

Philippe Korcia, Philippe Korcia veut un pacte avec les candidats aux municipales pour « une gouvernance partagée », Made in Marseille
Renaud Muselier, président de la Région Sud, et Philippe Korcia, président de l’UPE 13.

Sans LFI, mais pas de barrage au RN

« Tous les candidats » seront invités à signer, insiste le président. Seule La France Insoumise semble écartée du jeu. « LFI ne veut plus de la Métropole, donc [nous nous adressons à] tous les autres », précise Philippe Korcia.

Le président ne fait délibérément pas barrage à la liste de Franck Allisio (Rassemblement national) aux coudes à coudes avec Benoît Payan en tête des derniers sondages, et pourrait, s’il est élu à la mairie de Marseille, signer ce pacte pour assurer cette gouvernance partagée que Philippe Korcia appelle aussi « la culture du compromis ». « Je ne fais pas de politique », martèle néanmoins à plusieurs reprises le chef du syndicat patronal.

Pour clôturer cette soirée au parfum de campagne, Philippe Korcia ne manque pas de féliciter Renaud Muselier, président (Renaissance) de la Région Sud, soutien de la candidate Martine Vassal, qu’il invite à monter à la tribune, avant de se voir remettre de ses mains une médaille du mérite régional offerte seulement « au Président de la République et à quelques ministres ».

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