Face à la flambée des prix du carburant, le bioéthanol est pour certains une solution plus économique et écologique. Produit en France, il permet de réduire « de 35 à 45 % » le prix du plein, selon la Région Sud, qui propose une aide financière pour convertir son véhicule, mais l’opération reste coûteuse. Côté préservation de la planète, cela diminuerait de 50 % les émissions de CO2.

Le prix du carburant connait une flambée inédite depuis trois ans, qui atteint des sommets records depuis la semaine dernière. Suite à l’arrêt brutal de l’économie mondiale avec la crise du Covid, la période de relance actuelle fait grimper la demande, et donc les prix. Le baril de pétrole flambe sur les marchés mondiaux et devrait continuer d’augmenter, selon les spécialistes.

À la pompe, cela se traduit par un record historique du prix du gazole en France. Dans les Bouches-du-Rhône, il culmine en moyenne à 1,55 euros le litre. Le sans plomb 95 est quant à lui à un centime d’égaler son record de 2012, en atteignant 1,65 euros le litre en moyenne nationale.

Pour beaucoup, c’est un véritable coup porté au pouvoir d’achat. D’autant qu’il semble impacter en priorité les plus précaires, pour qui le carburant représente 10 % du budget mensuel selon Les Echos, contre 3 % pour la tranche des 10 % de foyers les plus aisés.

Le bioéthanol : carburant local et économique

Dans ce contexte, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur invite les automobilistes à passer au bioéthanol et rappelle son dispositif “Chèque Transition Bioéthanol” d’une valeur de 250 €. Mis en place depuis 2019, il permet de financer en partie l’installation du boîtier permettant de transformer un véhicule à essence en véhicule à superéthanol-E85. Une opération pour laquelle il faut tout de même compter minimum 700 €, et jusqu’à 1 600 €, selon les professionnels.

Mais elle peut être amortie car elle « permet une économie du budget carburant des ménages de 35 à 45 % sur un plein de carburant », précise le président de Région, Renaud Muselier. Car si le superéthanol entraîne une hausse de la consommation de 20 %, son prix est bien plus bas : moins de 70 centimes le litre d’après le dernier relevé officiel des prix en date du 15 octobre. Le coût d’utilisation reste donc bien moins cher que pour du sans plomb. D’autant qu’il ne subit pas les mêmes affres du marché mondial : il est produit localement.

Réduction des émissions de CO2 et particules fines

La France est, en effet, le premier pays producteur de bioéthanol en Europe. Un bénéfice économique qui devient écologique, tant sur son transport que sa fabrication : ce carburant est issu de la fermentation de sucres et de l’amidon de betteraves, de céréales et de leurs résidus transformés.

Selon le journal Le Parisien, ce carburant réduit de 50 % les émissions de CO2 et de 90 % celles de particules fines en comparaison de son concurrent l’essence SP95.

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