Les contrats d’électricité de la Ville de Marseille sont désormais 100 % estampillés “énergies renouvelables”, assure l’adjoint à la transition écologique, Sébastien Barles. La municipalité souhaite aller plus loin avec de l’électricité verte produite localement à partir de 2022.

« Depuis le 1er janvier 2021, on a basculé en 100 % électricité verte », assure Sébastien Barles, adjoint au maire de Marseille en charge de la transition écologique. Éclairages publics, écoles, médiathèques, Hôtel de Ville… D’après lui, l’électricité achetée pour tous les équipements municipaux est désormais issue des énergies renouvelables (EnR).

« On s’engage à ce que la Ville ne consomme que des EnR », poursuit-il. Selon lui, en 2020, la part d’électricité verte représentait 50% de la consommation de la commune. « On a pu renégocier le marché pour 2021, en passant sur une option 100% verte. Le surcoût est assez faible, de l’ordre de 4%. La facture totale d’électricité est de 11 millions d’euros. Avec les 6 millions d’euros de gaz, on est à 17 millions d’euros pour l’énergie ».

Prochaine étape : des énergies renouvelables locales

Mais l’adjoint à la transition écologique entend aller plus loin car « c’est vertueux, mais ça ne participe pas forcément au développement des énergies renouvelables sur le territoire ». Ainsi, pour les contrats qui seront négociés « pour la période 2022-2025, nous souhaitons consommer une électricité verte produite localement ».

Comment ? La Ville se fournit actuellement en énergie auprès de l’Union des Groupements d’Achats Publics (UGAP). Une centrale d’achat publique française utilisée par les collectivités. Au lieu d’un contrat unique pour la consommation totale de la commune, « nous allons diviser en lots plus petits, pour permettre à des opérateurs locaux de la production d’EnR de se positionner ». Car ces derniers peuvent difficilement assumer seuls la demande totale.

, La Ville de Marseille consomme de l’électricité « 100% verte » depuis le 1er janvier 2021, Made in Marseille
La médiathèque Alcazar, comme l’Hôtel de ville, font partie des équipement municipaux « les plus énergivores », d’après Sébastien Barles

L’électricité achetée n’est pas forcément celle consommée

« L’idée, c’est d’avoir un maximum de sociétés qui garantissent des énergies renouvelables produites localement pour développer la filière verte sur le territoire ». C’est par exemple le cas de Enercoop Paca, basée à Marseille.

Comme nous l’expliquait cette coopérative de l’économie sociale et solidaire, lorsqu’on achète de l’énergie verte, cela ne signifie pas qu’elle ressort directement dans nos prises électriques. On paie le producteur à la source et elle est réinjectée dans le réseau central géré par Enedis, qui peut nous alimenter via d’autres sources moins vertueuses.

En 2018, Enercoop Paca produisait plus d’électricité renouvelable dans la région que ce qu’en consommaient leur clients du territoire. Une équation qui pourrait changer dans les années qui suivent.

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