À l’occasion des deux ans du drame de la rue d’Aubagne, la Métropole Aix-Marseille-Provence a fait un point sur sa stratégie territoriale de lutte contre l’habitat indigne et dégradé engagée en 2018.

A l’heure des deux ans du drame de la rue d’Aubagne, commémorés ce jeudi 5 novembre, la Métropole Aix-Marseille-Provence a fait le point sur sa stratégie de lutte contre l’habitat indigne et dégradé. Une visio-conférence menée par Lionel Royer-Perreaut, vice-président du Conseil de territoire Marseille-Provence délégué à l’habitat, l’habitat indigne et au Logement.

L’élu aux multiples casquettes (1er vice-président du Département des Bouches-du-Rhône, maire des 9-10, président de 13 habitat et nouveau président de la Soleam) était accompagné du vice-président métropolitain délégué au logement et à l’habitat indigne, Frédéric Guinieri, ainsi que de Patrick Pappalardo, conseiller de la Métropole et président du conseil d’administration de Habitat Marseille Provence (HMP).

Bientôt un président et un directeur général à la tête de la Spla-in

Face à la crise de l’habitat indigne à Marseille, dont les effondrements de la rue d’Aubagne ont été le triste révélateur, les collectivités et l’État ont créé une société publique locale d’aménagement d’intérêt national (Spla-in).

Officiellement née à l’été 2020, elle doit piloter les opérations d’aménagement dans le centre-ville de Marseille. La Métropole détient 59 % du capital de la société publique, l’Etat (via l’Etablissement public Euroméditerranée) 35 %, et la Ville de Marseille 6 %.

Les semaines précédentes, l’adjointe à l’urbanisme de la Ville de Marseille, Mathilde Chaboche, la décrivait de « coquille vide » dans les colonnes de 20 minutes. « Il est vrai qu’aujourd’hui, la Spla-in n’est pas encore constituée », reconnaît Frédéric Guinieri.

En effet, la société dont Marseille attend beaucoup dans la résorption de l’habitat dégradé n’a pas encore de président, ni de directeur général, précise le vice-président de la Métropole : « Le directeur général actuel est temporaire ».

Il faudra attendre fin novembre pour « élire son président et recruter un directeur général. Ce recrutement a déjà été lancé » explique-t-il, rappelant que la création d’un telle structure est complexe et demande du temps. Lionel Royer-Perreaut tempère, en nous précisant que le 25 novembre se tiendra « le comité de pilotage du Projet partenarial d’aménagement (PPA), et ensuite il y aura une date pour le conseil d’administration de la Spla-in, selon les disponibilités de l’Etat ».

16 immeubles rachetés à la Ville pour être rénovés

Le président de 13 Habitat estime « qu’il faut travailler en attendant ». Il explique que le bailleur social a d’ores et déjà racheté « 16 bâtiments à la Ville de Marseille depuis 2018 », alors que les opérations d’acquisition d’immeubles dégradés appartenant à des propriétaires privés sont plus lentes.


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La rue d’Aubagne, dans le quartier de Noailles à Marseille

Une acquisition pour un coût de « 550 000 euros » qui permettra de rénover des 70 logements compris dans le lot. Ces opérations « vont coûter 12 millions d’euros », précise Frédéric Guinieri. Parmi les 16 opérations, 12 seront réalisées en « conception-réalisation » et quatre « en construction classique ».

« Les architectes travaillent déjà, nous sommes en phase de pré-permis », reprend Lionel Royer-Perreaut, « ils seront déposés rapidement à la Ville ».

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