Un câble sous-marin de télécommunication à fibre optique va être déployé depuis Marseille jusqu’au Pakistan. La liaison devait être opérationnelle en 2021, mais a été retardée en raison de la crise sanitaire.

Avec la crise sanitaire due à l’épidémie de Covid-19, l’interconnexion des réseaux de communication a permis d’offrir au plus grand nombre l’accès aux outils collaboratifs pour le télétravail, mais aussi de rester en contact avec leurs proches. L’essentiel des échanges numériques ont pu se faire grâce aux câbles sous-marins et aux hubs d’interconnexion.

La France en compte deux parmi les plus importants au monde : un à Paris et l’autre à Marseille. Son emplacement stratégique au coeur de la Méditerranée fait de la cité phocéenne une véritable porte d’accès numérique entre l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie. C’est également le centre d’interconnexion qui connaît la plus forte croissance en Europe.

, Un câble sous-marin de 12 000 km pour connecter Marseille à l’Asie, Made in Marseille

Déploiement du projet « Peace »

Un site de choix pour l’opérateur chinois Hengtong Optic-electric qui doit déployer dans les prochains mois la première liaison à fibre optique entre l’Asie et l’Europe ; via sa filiale Peace Cable International Network avec Orange. Ce projet baptisé « Peace » pour « Pakistan and East Africa Connecting Europe », doit permettre de relier le Pakistan aux plages du Prado, « unique point d’atterrissage dans la ville de Marseille, en passant par la route Europe-Asie, et la ville de Mombasa au Kenya, via un tracé court vers l’Océan Indien », indiquait Orange, à l’occasion du salon international Submarine Networks World qui se tenait à Singapour, il y a quelques mois.

C’est d’ailleurs lors de cet événement qu’Orange, PCCW Global et Pecea, les partenaires du projet, ont officiellement scellé leur accord pour déployer ce nouveau câble sous-marin “Peace Med”.

Une future autoroute chinoise de 12 000 km

Cette future autoroute chinoise d’une longueur 12 000 km, entièrement financée par Hentong Optic-electric, « s’étendra par la suite jusqu’en Afrique du Sud, sur une longueur totale de 15 000 km ».

Orange prend en charge le déploiement en Méditerranée. A charge également à l’opérateur de déterminer quel sera le meilleur point d’entrée pour le câble : l’abriter dans un bâtiment existant situé près du rond-point du Prado, ou depuis les grands bassins du Grand Port Maritime de Marseille. Objectif : créer une porte d’entrée vers le réseau européen ; voire même jusqu’aux Amériques grâce aux accès au réseau transatlantique accessible depuis la France.

Par ailleurs, Orange a acquis 500 Gbps de capacité sur le câble entre Marseille et le Kenya, afin de soutenir sur plusieurs années la croissance de son trafic dans l’Océan Indien. Le but est également de trouver des routes alternatives, et de réduire sa dépendance au câble EASSy qui relie Djibouti à l’Afrique du Sud. « Les câbles sous-marins sont une partie essentielle de l’autoroute de l’information. Nous continuons à développer le réseau pour nous adapter aux besoins des clients et répondre à la forte croissance du trafic international des télécommunications. Ils sont un atout essentiel pour notre Groupe pour permettre un accès égal à Internet, notamment en Afrique », souligne Orange.

La liaison devait être opérationnelle en 2021, mais le chantier a été retardé en raison de la crise sanitaire.

À ce jour, la filiale Orange Marine a installé plus de 260 000 kilomètres de câbles (dont plus de 30 000 câbles enterrés) et effectué des reconnaissances sur plus de 80 000 kilomètres du fond marin.

Marseille, 9e hub internet mondial

Marseille est aujourd’hui reconnu par Telegeography, un organisme d’études reconnu dans les télécommunications, comme le 9ème hub Internet mondial, juste après New York et devant Hong Kong. 14 câbles sous-marins y atterrissent, 160 opérateurs de télécommunications internationaux et nationaux, 6 points d’échange internet et 14 plates-formes et réseaux de distribution de contenu y sont hébergés.

Des milliers d’interconnexions physiques sont abritées dans certains data centers clés de la cité phocéenne pour permettre d’alimenter les quelques 4,5 milliards d’utilisateurs mobiles accessibles depuis Marseille grâce aux câbles de télécommunication.

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