L’essai clinique Coviplasm, mené à Paris, tente de déterminer si la transfusion de plasma de patients guéris du Covid-19 peut être un traitement pour les malades. La semaine dernière, l’Agence française du médicament a autorisé son utilisation dans les hôpitaux.

Depuis le mardi 7 avril, des tests à grande échelle sont menés pour déterminer si le plasma de patients qui ont guéri du Covid-19 peut être transfusé aux malades graves pour développer leur immunité face au virus.

En partant du principe que la majorité des malades guérissent et que l’Établissement Français du Sang (EFS) détient l’infrastructure existante pour les prélèvements, cette solution de traitement pourrait avoir de nombreux avantages.

Un projet hors essai clinique validé

L’Inserm, partenaire de l’opération, expliquait que ces essais cliniques devaient être réalisés dans un premier temps sur 60 malades hospitalisés à l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP). Ces derniers doivent recevoir des transfusions de plasma autour du sixième jour après les premiers symptômes.

Il faudra 200 donneurs pour prélever le plasma nécessaire à 60 malades. Soit, dans le cadre de cet essai clinique, 3 donneurs pour un traitement. La semaine dernière, l’Agence française du médicament (ANSM) a autorisé « sous conditions strictes » l’utilisation du plasma hors essais cliniques, donc sur des patients gravement atteints.

, Covid-19 – Le plasma des patients guéris comme traitement des cas graves, Made in Marseille

Premiers résultats

Dans un communiqué publié la semaine dernière, l’ANSM déclare : « A ce jour, l’efficacité de ces plasmas n’a pas été démontrée. C’est pourquoi le recours à ces plasmas doit se faire prioritairement dans le cadre d’essais cliniques, à chaque fois que possible. Toutefois, compte tenu de la gravité potentielle de la maladie COVID-19 et afin d’augmenter les chances de survie des patients présentant une forme sévère, l’ANSM publie une décision encadrant l’utilisation à titre exceptionnel et temporaire du plasma de personnes convalescentes en dehors des essais cliniques en cours, lorsque l’inclusion d’un patient dans un essai n’est pas (ou plus) possible. »

« La collecte de plasma auprès des personnes convalescentes volontaires est organisée par l’EFS, dans le respect de la protection des donneurs. »

Par ailleurs, l’engagement de l’EFS dans la recherche contre le Covid-19 est plus large encore. Il s’engage auprès de l’Institut Pasteur dans des études autour de l’immunité collective développée face au virus. En effet, des analyses d’échantillons représentatifs de donneurs permettront d’analyser la présence d’anticorps dans la population et de modéliser la propagation du virus en France.

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