Les listes du Printemps Marseillais et de Samia Ghali ont décidé de se retirer dans le 13/14. Jérémy Bacchi (PM) appelle à barrer la route au Rassemblement national. Une décision saluée par Martine Vassal (LR).

En ce début de semaine, le Printemps Marseillais a décidé de se désister dans le 7e secteur, pour faire barrage au Rassemblement national, lors du second tour des élections municipales, à Marseille. Jérémy Bacchi, arrivé en troisième position, avec 15,58%, derrière le général  David Galtier (LR) avec 18,22% et de Stéphane Ravier (33,49%), du RN a décidé de retirer sa candidature, « non sans émotion », au second tour : « Habitant de ces quartiers, petit-fils de résistant qui a lutté contre le fascisme, républicain dans l’âme, je ne peux me résoudre à 6 nouvelles années de gestion du RN de notre territoire ».

Le secrétaire départemental du PCF13 appelle « sans réserve à battre le RN lors du second tour » et à « amplifier la dynamique en faveur du Printemps marseillais pour construire une alternative de progrès qui évite de revivre une telle situation ».

Le communiste regrette, par ailleurs, la volonté de faire cavalier seul « de certaines listes », privant « le peuple de gauche et plus largement l’ensemble des progressistes d’une mairie de progrès, au service de l’intérêt général, à l’issue du second tour ». En ligne de mire, l’autre liste de gauche, « Unir » menée par Mohamed Bensaada, militant LFI du pacte démocratique, soutenue par EELV (Debout Marseille) et les Insoumis, a atteint 5,87% soit 1354 voix.

Dans la foulée, Julien Rossi, candidat de Samia Ghali dans ce secteur, a fait le même choix, annonçant le retrait de la liste Marseille avant tout, qui avait récolté 11,30%.

Le général Galtier (LR) désormais favori

Ce retrait place le général David Galtier en position de favori pour faire obstacle à Stéphane Ravier. Martine Vassal (LR) qui avait pourtant qualifié le Printemps Marseillais “d’ultra-gauche”, durant la campagne, salue aujourd’hui « le sens de la responsabilité », de Jérémy Bacchi et Julien Rossi. « Je mesure combien ces renoncements ont dû être difficiles, mais je sais que leur choix a été guidé par l’esprit républicain et un grand sens de la responsabilité politique », indique la candidate dans un communiqué de presse.

« Les erreurs du passé, qui avaient vu, à la faveur d’une triangulaire, le FN emporter ce secteur en 2014, ne pouvaient pas se reproduire. En se retirant, Jérémy Bacchi, petit-fils de résistant, honore l’histoire de sa famille qui a combattu le fascisme et Julien Rossi a fait preuve de sagesse. C’est une décision courageuse et responsable, qui va permettre de faire barrage au parti de la haine et du rejet. » 

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