Sanseverino chantait à Marseille samedi soir, en clôture de la Fête de la rue de République. Un concert puissant et survolté, au cours duquel cet incroyable showman a régalé pendant près de deux heures quelque 800 fans rassemblés sur la place de la Joliette. Quelques heures avant de monter sur scène, attablé à une terrasse de café, il a répondu à nos questions entre deux rafales d’un violent mistral, pendant que ses roadies finissaient de sécuriser les murs d’enceintes suspendus en plein vent. Extraits d’une conversation savoureuse avec un homme qui aime le Sud.

Sanseverino, Sanseverino était à Marseille samedi pour un concert, interview exclusive, Made in Marseille

Vous avez sorti l’hiver dernier un album de reprises, comment est-­il accueilli par le public ? 

Oh c’est déjà un vieil album : un album aujourd’hui, ça dure deux ou trois semaines… Cela dit, il a eu un super accueil – du public, de la presse – et je suis ravi parce que c’est moi qui ai fait les arrangements et l’intérêt d’un album comme celui­-là, c’est surtout le travail de « reconversion musicale » d’anciens morceaux. Mais je ne le joue presque plus en tournée, notamment parce que je sors un nouvel album en septembre, qui s’appelle Papillon – un concept album autour du bouquin du bagnard Henri Charrière. Ce soir, au concert de la Joliette, on va en jouer quelques morceaux, mais c’est difficile en plein air, surtout quand il y a du vent, parce que c’est un album très acoustique… Ce concert sera donc surtout un melting-­pot de mes anciennes chansons, comme on le fait toujours dans cette ambiance très festive des tournées d’été. Et on chantera aussi quelques morceaux du Bal perdu.

Le honky tonk, le jazz gitan, le tango, les influences africaines : il y a un côté très « sudiste » dans votre musique. Quelle relation artistique entretenez-vous avec les différents courants musicaux du Sud ?

Je suis d’une famille napolitaine, donc j’aime les trucs « chauds ». J’aime tout ce qui vient du Sud ! Dans ma famille, on chantait les vieilles chansons napolitaines. Petit j’ai été nourri de ces ambiances là, de tout ce qui sent la Méditerranée. Aujourd’hui je suis fan des rythmes arabo-andalous, j’adore la musique gitane. Mais quand cette dernière a commencé à être un peu trop à la mode à mon goût, j’ai bifurqué vers des choses comme la country, le honky-­tonk : ce sont des musiques chaudes, et aussi des musiques sur lesquelles on peut parler, des musiques qui se mélangent bien avec un discours urbain. Et puis en ce moment je suis en train de retomber amoureux du tango : il y a plein de musiciens argentins qui viennent vivre en France ces temps-ci, des groupes excellents, et là je dis « vive l’immigration » ! L’immigration des musiciens, c’est génial. Tu veux jouer du tango ? D’un coup tu as des gens qui habitent à côté de chez toi et qui ont le son, là, tout de suite !

Le public marseillais est réputé « chaud » en concert. Vous avez déjà vécu ça ? Vous aimez ça ? 

J’ai déjà joué plusieurs fois à Marseille et c’était toujours super sympa ! Si sur scène c’est hyper chaud, les gens sont chauds aussi, mais ils ne te braillent pas dessus pour que ça le soit encore plus ! Bon, ce soir le répertoire va être assez « chanson », donc ce sera plutôt familial, ça ne « cogne » pas…

Précisément, est­-ce que vous avez pu découvrir la rue de la République et le quartier qui sont célébrés aujourd’hui, qui sont en pleine rénovation et qui sont en train de revivre comme un nouveau cœur de ville, très familial justement ?

Oui, j’ai fait un petit tour rapide en arrivant. J’aime bien ces ambiances là, c’est mon public, je fais de la musique familiale – ça parle aux jeunes et aux vieux, je ne suis pas très branché, je n’ai pas de musiciens avec des barbes. Donc ça me convient bien, ce genre de quartier…


Prochaines dates :

Carcassonne le 10 juillet, Daumazan-­sur-­Arize (09) le 17 et Sanary le 19.

Sanseverino sera par ailleurs à Saint-­Maximin-­la-­Sainte-­Baume le 7 novembre, puis au Casino de Paris le 9 novembre.

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