Paris a son Rungis, Marseille a son MIN des Arnavaux. Le repère des grossistes où transitent dans de gigantesques entrepôts, fruits, légumes, fleurs, viandes,… avant de rejoindre les magasins de la région. Les collectivités locales veulent agrandir le site pour doubler le nombre d’emplois. Montant du projet : 84 millions d’euros.

Un vaste projet de rénovation et d’agrandissement du Marché d’intérêt national (MIN) des Arnavaux (Marseille, 14e) a été annoncé. Ce plan d’une valeur de 84 millions d’euros prévoit de doubler la surface actuelle du site ainsi que le nombre de salariés.

« Le MIN de Marseille Provence Métropole sera pour Marseille ce que Rungis est pour Paris ! » Didier Zanini, conseiller métropolitain et président de la SOMIMAR, est ambitieux, il voit grand pour le futur Marché d’intérêt national (MIN) des Arnavaux (Marseille, 14e). Le MIN doit en effet gagner près de 50 000 m² de surface dans les deux années à venir pour atteindre 100 000 m². Si la surface du site va doubler, elle n’atteindra pas la moitié de celle du marché de Rungis et ses quelques 232 hectares.

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Plan du projet pour le MIN

Depuis 2013, le MIN avait vu sa taille chuter de  76 000 m² à 50 000 m² du fait des travaux de la L2. L’opération lancée ce jeudi 24 janvier doit permettre de revenir à l’état initial et plus encore. Parmi les constructions prévues, il y aura un entrepôt frigorifique de 4 500 m², un entrepôt de 5 000 m² dédié à la livraison, deux pôles logistiques de 5 000 m² chacun, la couverture de l’allée centrale du MIN avec des panneaux photovoltaïques et enfin une zone de restauration collective de 4 500 m². Le calendrier communiqué prévoit une livraison des infrastructures en 2019 et 2020.

Créer 1 500 emplois

À ce jour, le MIN emploie 1 500 personnes. Des effectifs que la structure compte doubler à l’horizon 2022 grâce au surcroît d’activité entraîné par l’agrandissement. Aujourd’hui le MIN voit transiter entre ses murs 480 000 tonnes de produits frais chaque année pour un chiffre d’affaire total de 520 millions d’euros. En plus d’enrichir son offre sur les produits déjà existants, le MIN souhaite élargir sa gamme de produits en proposant de la viande halal, des fromages et des produits du terroir.


La banque alimentaire s’installera également sur site afin de limiter le gaspillage. Côté innovation, un incubateur de start-up sera installé au sein du MIN. Ère du numérique oblige, une plateforme d’e-commerce alimentaire verra le jour. Quant à la couverture de l’allée centrale avec des panneaux photovoltaïques, elle devrait permettre au site d’être quasi-autonome.

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L’allée centrale sera couverte de panneaux photovoltaïques

Une opération financée par le public et le privé

L’opération d’agrandissement se chiffre dans son ensemble à 84 millions d’euros. « Le financement sera assuré aux deux tiers par le public et un tiers par le privé », précise Marc Dufour, directeur général du MIN. À l’occasion de la pose symbolique de la première pierre du chantier, Martine Vassal, présidente du département et de la métropole Aix-Marseille-Provence, annonçait en effet que la métropole investirait 10 millions d’euros et le département 25 millions d’euros.


Pour arriver aux 52 millions d’euros de financement publics, soit les 2/3 de la somme générale, comme l’affirme M. Dufour il faut ajouter la vingtaine de millions d’euros déjà versée par la ville de Marseille au MIN. Un chèque en guise de dédommagement après la réquisition de 25 000 m² pour les travaux de la L2.

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Un entrepôt après rénovation

Une collaboration avec le MIN de Châteaurenard

Le MIN s’agrandit mais n’a pas pour autant d’ambition hégémonique sur le territoire. En effet, Roland Blum, 1er vice-président de la métropole Aix-Marseille Provence, et Martine Vassal on répété l’importance de la collaboration entre le MIN de Marseille et celui de Châteaurenard pour lequel le département a investi la somme de 28 millions d’euros. La présidente a rappelé le rôle « complémentaire pour le territoire » des deux structures quand son premier vice-président a appelé les deux MIN à « travailler en bonne intelligence ».

Le prochain défi selon Martine Vassal ? Réussir à connecter les marchés à ceux de Cavaillon ou Montpellier dans les années à venir. Une ambition de toute autre échelle pour ce marché qui, dans les années 1960, était installé sur le Cours Julien en centre-ville.

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