La collecte de textiles, linges de maison et chaussures sur le territoire de la métropole Aix-Marseille-Provence est aujourd’hui bien inférieure aux chiffres nationaux : 1,5 kg/an/habitant contre 3,2 kg/an/habitant. Pour inverser la tendance, ou du moins la réduire, la métropole veut accroître les moyens de tri mis à disposition des habitants et favoriser le recyclage.

Actuellement, il existe 750 points de récupération des textiles répartis sur le territoire métropolitain. La majorité (61%) est constituée de colonnes d’apport volontaire installées sur le domaine public. Quant au reste, il s’agit de points implantés sur des domaines privés ou de vestiaires d’associations.

En ce qui concerne les colonnes du domaine public, leur implantation est régie par des conventions signées entre les conseils de territoire de la métropole et des opérateurs de collecte. Six opérateurs ont été identifiés sur le territoire dont  trois sont actuellement sous convention (Le Relais, Provence Tlc et Eco-Textiles). Des conventions qui arrivent à échéance à la fin de l’année 2018, sauf pour le territoire Istres Ouest Provence.

Dans ce contexte et pour accélérer le recyclage des textiles, la métropole souhaite lancer un appel à projets pour « la collecte des textiles-linge de maison-chaussures en point d’apports volontaires en vue de leur réutilisation ». Objectif : offrir plus de possibilités aux habitants pour pouvoir recycler ce type d’objets.

, La métropole veut booster la collecte et le recyclage des vêtements, Made in Marseille
750 points de récupération des textiles ont été répertoriés sur le territoire de la métropole © DR

De nouveaux points de collecte à venir

L’appel à projets a donc pour but de développer de nouveaux points de collecte sur le territoire de la métropole. Ces derniers pourront être gérés par un seul et même opérateur ou par plusieurs pendant quatre ans. Le ou les opérateurs verseront en contrepartie une redevance d’occupation du domaine public à l’institution auquel il appartient (commune ou métropole). Tout cela sera encadré par une convention.

La convention déterminera également le rôle de l’opérateur d’une colonne d’apport volontaire. La métropole en a déjà listé certains : recherche et proposition d’emplacements appropriés, fourniture, installation et entretien des bornes d’apport volontaire, collecte de ces points, suivi qualitatif et quantitatif du gisement capté, tri et envoi du gisement vers les filières de valorisation. « Chaque responsable de son domaine public reste décisionnaire sur ces implantations et la signature de la convention », précise toutefois la métropole.

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Les opérateurs auront notamment en charge le tri et l’envoi des textiles vers les filières de valorisation © DR

Puisque les conventions actuelles sont encore valables pour toute l’année 2018, les nouvelles conventions seraient mises en place dès janvier 2019. Chaque année, un bilan des quantités de textiles détournés sera réalisé.

Que deviennent nos textiles déposés dans les bornes de collecte ?

Les derniers chiffres de la métropole concernant la collecte de textiles usagés datent de 2016. Ils révèlent que 2 700 tonnes de textiles ont été récupérées via les 750 bornes du territoire, soit 1,5 kg/an/habitant. Pour comparaison, au niveau national, la moyenne s’élève à 3,2 kg/an/habitant. Il faudrait collecter au total 6 000 tonnes de textile par an pour que les chiffres métropolitains soient équivalents à la moyenne nationale.

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Les chiffres clés de la collecte de textile (cliquez pour agrandir) © made in marseille

Déposer ses vêtements, linges de maison et chaussures dans l’une des colonnes d’apport volontaire permet de garantir plus de 99,7% de valorisation de ces textiles. Près de 60% sont réutilisés en l’état. Le reste est recyclé ou valorisé (en chiffons, en effilochage, transformés en combustibles solides de récupération ou éliminés par valorisation énergétique).

Pour la métropole, la collecte de textile revêt également un avantage économique. Jeté avec les ordures ménagères un vêtement génère une dépense de collecte et de traitement comme tout autre déchet. Déposé dans une borne, il a un coût nul pour la collectivité puisqu’il est valorisé, comme expliqué ci-dessus, et permet en plus de réduire le nombre de déchet global.

Par Agathe Perrier

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