« The Future is now ! » C’est avec cette incantation qu’Airbus Helicopters a dévoilé ce 3 mars au salon Heli-Expo d’Orlando en Floride le dernier-né de la maison : le H160, que le leader mondial d’hélicoptères civils positionne comme un appareil en rupture technologique dans sa conception. 

Heli-Expo © DR / CCIMP

Airbus Helicopters, Airbus Helicopters crée la surprise à Orlando !, Made in Marseille

Jusqu’à présent identifié sous son nom de code X4 (le X2 étant le successeur de l’Écureuil, le X3 un hélicoptère hybride, le X6 le successeur du Super Puma à l’horizon 2020, et le X9 encore très secret), le successeur du Dauphin (AS365 et EC155), sort enfin des cartons et a désormais un nom : H 160. Il inaugure ainsi l’appellation qui habillera dorénavant toute la gamme, utilisant systématiquement la lettre H comme hélicoptères, sur le modèle du grand frère toulousain Airbus (A320, A330, A350 et A380).

Consommation de carburant inférieure de 15 à 20 %

Selon Guillaume Faury, le PDG d’Airbus Helicopters, le H160 aurait bénéficié du meilleur des technologies (pas moins de 68 brevets). Il revendique des performances techniques (pales dites Blue Edge, c’est-à-dire profilées pour une meilleure aérodynamique ; pilotage plus facile à baisse vitesse, amélioration en vol stationnaire), des promesses environnementales (réduction des émissions sonores de 50 % par rapport aux appareils actuels et consommation de carburant inférieure de 15 à 20 % aux concurrents), une capacité d’emport augmentée de 100 kg, un moteur entièrement nouveau (Turbomeca, filiale de Safran), des commandes de vols électriques et une cellule en technologie composite, ce qui est une première pour un hélicoptère civil.

Cet appareil sera développé et assemblé à Marignane, les pales à double flèche à La Courneuve, et la cellule en composite à Donauworth en Allemagne. Les tests au sol auraient déjà commencé dans un bâtiment neuf de 3 000 m3 de béton et 2 000 tonnes d’acier au siège du groupe à Marignane.

Enjeu : redresser la barre

Commercialisé à partir de 2016 pour une entrée en service en 2018, le nouvel appareil jouant dans la catégorie des 5 à 6 tonnes se positionne frontalement sur le marché des AW139 (plus de 800 commandes) de son concurrent italien AgustaWestland. Le segment des hélicoptères moyens est estimé, selon les experts, à un potentiel de 150 à 200 appareils par an à partir de 2018. Le Dauphin s’est vendu à plus de 1 000 exemplaires en 40 ans. Mais le best-seller d’Airbus Helicopters n’affichait plus ces dernières années que 15 % de parts de marché, loin des 40 % qui avaient fait ses heures de gloire. L’italien y a beaucoup contribué.

D’où l’enjeu de recomposer son terrain de jeu avec cette gamme conçue pour répondre à des missions dans le secteur pétrolier et gazier, dans le transport VIP, ou les missions de sauvetages SAR (Search & Rescue). Mais aussi plus globalement de trouver des relais de croissance. Si en 2014, l’entreprise de Marignane (6,5 Md€ de CA) a réalisé une bonne année commerciale avec 400 commandes, elle reste néanmoins à la peine sur le plan militaire. Dans la série des X sur lequel le voile reste de mise, il y a toujours le très secret X9, un programme civil dont le développement serait piloté à partir du site allemand de Donauwörth mais dont on sait finalement peu de choses.

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