La Région, la Métropole et la Chambre de commerce et d’industrie ont annoncé la création d’un fonds de soutien aux commerces sinistrés, à la suite des violences urbaines survenues la nuit dernière.

Contexte

Contexte : Des violences urbaines ont éclaté dans le centre-ville de Marseille, la nuit dernière causant d’importants dégâts. Des affrontements entre manifestants et policiers sont également survenus. Ces tensions font suite à la mort de Nahel, tué par un policier à Nanterre il y a trois jours, après un refus d’obtempérer. Le conseil municipal de Marseille, qui se tenait ce vendredi 30 juin, a été écourté. La puissance publique a déployé un dispositif de gestion de crise.

Vitrines brisées, magasins pillés et vandalisés…  De nombreux commerçants du centre-ville ont été pris pour cible la nuit dernière. Face à la situation, un fonds de soutien aux commerces sinistrés va être créé par la Région Sud, la Métropole Aix-Marseille-Provence, la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille-Provence et et l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie. Une annonce faite à l’occasion du conseil municipal par Catherine Pila, présidente du groupe Une volonté pour Marseille.

A ce stade, le montant du soutien apporté n’est pas encore connu. « Les pertes sont importantes, déplore Jean-Luc Chauvin, président de la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence, qui s’est rendu dans la matinée auprès des commerces victimes de dégradations. A l’aube de la saison touristique, au 3ème jour des soldes, nos commerçants, hôteliers, restaurateurs et notre économie ne méritent pas ça ! Tout drame humain et toute émotion qu’il engendre ne peut systématiquement se transformer en guérilla urbaine et en pillage organisé du fruit du travail des commerçants et professionnels qui ont suffisamment soufferts depuis cinq ans de crises ». 

« Les hôteliers, cafetiers, restaurateurs du centre-ville de Marseille ont été lourdement impactés, notamment au niveau de leurs terrasses, véritable outil de travail en ce début de saison touristique » s’indigne Bernard Marty, président de l’UMIH 13.

Il assure également que les messages et alertes des groupes whatsapp – mis en place pendant la crise des gilets jaunes – ont rythmé la nuit d’angoisses et d’inquiétudes des commerçants marseillais démunis face à l’ampleur du mouvement.  

Le maire, Benoît Payan, a également indiqué lors d’une « expression devant la représentation municipale », en ouverture du conseil municipal, une aide exceptionnelle. Celle-ci n’a pas encore été chiffrée.

Les commerçants qui en ont besoin peuvent appeler la cellule d’urgence de la CCIAMP (04.91.39.34.79) pour se faire aider dans leurs démarches de mise en sécurité et d’indemnisation.
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