Opération Pères Noël verts, actions en faveur de la jeunesse, réflexion pour la construction d’un entrepôt solidaire… La Fondation CMA CGM s’engage dans un partenariat renforcé avec le Secours populaire.

Avec leur bonnet de Père Noël vert vissé sur la tête, les lycéens des Florides s’activent. Tous les mercredis matin, ces jeunes viennent donner de leur temps, encadrés par leurs professeurs. Dans le vaste entrepôt du Secours populaire (14e), ils s’appliquent à préparer les nombreux cartons qui seront ensuite acheminés vers les 122 antennes de l’association à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône.

À l’intérieur, de quoi agrémenter le traditionnel colis alimentaire de petites douceurs à l’approche des fêtes de fin d’année. « Ça permet aux familles d’avoir un break avec des choses plus festives. Dans certaines antennes, les colis sont remis à l’occasion des arbres de Noël avec une distribution de jouets », raconte Rafida Bennouar, responsable de la centrale collectage, qui supervise les opérations.

Passionnée, cela fait 22 ans qu’elle est bénévole, capable de dire de mémoire, ce que chacune des palettes contient et à quelle structure elle doit être livrée. « Vous voyez là-haut, c’est pour la journée du 21 décembre, il y a des jouets pour les filles et les garçons, on va aller dans les quartiers les plus défavorisés de la ville, on va klaxonner pour créer l’effet des surprises et distribuer aux enfants un jouet, un goûter et une mandarine ».

L’équivalent de 7000 goûters. Cette opération baptisée « Pères Noël verts » est la dernière des 5 campagnes du Secours populaire des Bouches-du-Rhône. Et cette année, elle a pris une dimension bien particulière grâce à un partenariat de poids avec la Fondation CMA CGM qui a répondu à l’urgence, après avoir déjà accompagné cette année les Banques Alimentaires et les Restos du Cœur, à Marseille et partout en France.

secours populaire, Reportage : La Fondation CMA CGM s’engage avec le Secours populaire, Made in Marseille

« C’était une évidence d’être à vos côtés »

La Fondation a pris en charge la totalité de l’opération à la faveur des 15 000 familles qui reçoivent l’aide de l’association dans le département. Ce chiffre a augmenté de 15% l’année dernière dans les Bouches-du-Rhône. La cité phocéenne enregistre une hausse moyenne du nombre de personnes accueillies de l’ordre de 15% par rapport à 2022, « en fonction des quartiers cela oscille de 10 à 50%, à la Belle de Mai par exemple », souligne Sonia Serra, directrice du Secours populaire des Bouches-du-Rhône.

« Pour nous, cela a un réel impact de pouvoir trouver des alliés solidaires par rapport à ce que l’on fait car, malheureusement, plus on fait et plus on a de besoins. Il faut étendre notre réseau solidaire. Mais tout le monde est important, car notre première ressource, ce sont les dons des particuliers ».

En plus des 348 donateurs, des petites entreprises aux grands groupes, le Secours populaire compte environ 200 partenaires, et peut désormais compter sur une implication à long terme de la Fondation CMA CGM, « l’atout cœur du groupe » aime à dire sa présidente Tanya Saadé Zeenny. Pour elle, « c’était une évidence d’être à vos côtés. La solidarité est une valeur qui unit le Secours populaire et la Fondation CMA CGM. Cela fait partie de notre ADN », ajoute-t-elle, ravie d’être au contact de ces bénévoles sans qui rien ne serait possible.

« Ils font la force de la structure et lui permette de fonctionner quotidiennement » n’oublie pas Hadia Chebout, chargée des partenariats. Et ils sont quelque 3 500, des plus jeunes à travers le mouvement Copain du Monde (dès l’âge de 7 ans) aux plus expérimentés de la vie, à répondre présents. Parmi eux, un certain nombre ont été soutenus à une époque et ont à cœur de tendre la main à leur tour, mais aussi des jeunes impliqués.

secours populaire, Reportage : La Fondation CMA CGM s’engage avec le Secours populaire, Made in Marseille
Les Pères Noël verts s’activent pour préparer les colis © N.K.

Solidar’Bus, kit hygiène… Les actions en faveur de la jeunesse

La jeunesse représente 20% des bénévoles « et on en aimerait plus », confie Sonia, avec le sourire. Durant les confinements successifs liés à la Covid-19, de nombreux étudiants se sont mobilisés aux côtés d’associations caritatives. Paradoxalement, ils ont aussi été lourdement impactés par la crise sanitaire. « On a constaté 45% d’augmentation à cette période », commente Hadia.

Si le dernier sondage Ipsos/Secours populaire (septembre 2022) a mis en lumière la forte détérioration des conditions de vie de nos concitoyens, dont beaucoup n’ont pas récupéré de la crise sanitaire en France, elle a révélé que la plus grande angoisse chez les jeunes était de tomber dans la grande précarité. C’est la raison pour laquelle différentes initiatives leur sont destinées en 2023, portées par la Fondation.

Face aux difficultés croissantes pour un grand nombre d’entre eux d’obtenir des produits essentiels parfois onéreux, la Fondation permettra à une centaine de jeunes d’avoir tout au long de l’année des kits d’hygiène gratuits ainsi que des produits alimentaires frais et de qualité issus de producteurs locaux.

Parallèlement, le Solidar’Bus, flambant neuf, sillonnera le territoire pour aller au plus près des 16-30 ans « là où ils se trouvent : les foyers de jeunes travailleurs, les missions locales, les campus universitaires… », énumère Hadia. Grâce à cette antenne mobile, aménagée avec un espace d’accueil et un espace de stockage, le Secours populaire entend « casser certains freins, car c’est encore difficile pour un jeune de faire la démarche de venir vers nous, là on va vers eux », poursuit Hadia. C’est également une manière de faire de la sensibilisation et inciter au bénévolat. L’outil permettra aussi d’assurer une meilleure coordination entre les différents comités et la fédération.

Construction d’un nouvel entrepôt pour les structures d’aide alimentaire

Le soutien de la Fondation ne se traduit pas seulement par un coup de pouce financier mais aussi par un investissement technique et humain sur la durée. À ce titre, la filiale Ceva logistics du Groupe CMA CGM, va lancer une expertise pour optimiser la logistique et les transports du Secours populaire. « Nous allons travailler sur une réorganisation de l’entrepôt pour être encore plus efficaces », nous confie Tanya Saadé Zeenny.

Ces récentes sorties sur le terrain auprès de la Banque populaire et des Restos du Cœur l’ont convaincue « d’engager une réflexion pour faire construire un entrepôt solidaire dans lequel il y aura une place pour le Secours populaire, une place pour les Restos du cœur et une place pour la Banque alimentaire », exprime-t-elle au cœur de l’entrepôt, où l’annonce est accueillie avec enthousiasme. Un projet qui pourrait voir le jour en 2023.

En attendant, les équipes du Secours populaire savent qu’elles peuvent compter sur une puissante locomotive capable d’entraîner dans son sillage d’autres co-équipiers solidaires, espère Sonia Serra, y compris les collaborateurs de la CMA CGM et de Ceva Logistics qui ont l’opportunité de s’impliquer dans des actions de solidarité. 120 collaborateurs CMA CGM étaient aux côtés des bénévoles des Banques Alimentaires pour apporter leur soutien à la 38e édition de la Collecte Nationale.

secours populaire, Reportage : La Fondation CMA CGM s’engage avec le Secours populaire, Made in Marseille
Tanya Saadé Zeenny et Sonia Serra, directrice de Secours populaire des Bouches-du-Rhône.© N.K.

« On n’est pas dans l’assistanat, mais dans la solidarité »

La Fondation met en effet à disposition, via son programme de mécénat de compétences, des collaborateurs pour venir en soutien des diverses activités de l’association quand cela est nécessaire et qui permettront de renforcer l’accompagnement social, donner la possibilité aux familles de partir en vacances, faire jouer son réseau pour ouvrir les portes de l’alternance et la formation, donner plus d’accès à la culture et au sport dans une démarche globale d’éducation populaire…

« Les personnes qui poussent la porte du Secours populaire bien souvent pensent que la culture ce n’est pas pour eux, la santé, ce n’est pas pour eux… car elles sont dans une urgence alimentaire », ajoute Hadia. Chaque personne qui vient pour la première fois a droit à un colis de première nécessité avant d’être orientée vers l’antenne la plus proche de son domicile. « Elle peut aussi prendre des vêtements gratuitement, si elle n’a rien, mais nous l’incitons à une petite contribution même de 20 centimes, car ici, on est dans la mise en mouvement de la personne pour qu’elle garde sa dignité. On n’est pas dans l’assistanat, mais dans la solidarité ».

Bouton retour en haut de la page

Restez informé !

Inscrivez-vous et recevez nos newsletters !

Vous pourrez vous désinscrire à tout moment !