À Marseille, la municipalité étudie la possibilité de créer une gare de bus touristiques, comme dans d’autres grandes villes de France.

« C’est une très belle saison en termes de fréquentation ». Les acteurs du secteur tirent un bilan de la saison touristique dans la cité phocéenne plutôt « satisfaisant » et sur une note plus « apaisée » que l’été dernier.

Ce jeudi 15 septembre, à l’occasion d’une conférence de presse sur le sujet, Laurent Lhardit, adjoint au maire, délégué à l’économie et au tourisme durable, a annoncé étudier la possibilité de créer une gare de bus touristiques, pour poursuivre une politique touristique plus responsable.

« Il y a un besoin avéré à Marseille de créer cet outil, qui ne peut pas être la gare routière actuelle à Saint-Charles. C’est un endroit dans lequel on pourra concentrer la plupart des trafics de bus qui arrivent de l’extérieur de la ville, pour ensuite redistribuer les flux de manière plus apaisée à l’intérieur de Marseille », nous explique l’élu.

Un moyen de diriger les touristes vers des modes de transports doux et les transports en commun. Si aucun lieu n’a été sélectionné pour l’instant, le site devrait stratégiquement se retrouver en limite de la zone à faible émission mobilité (ZFE-m). « C’est un objet important sur lequel nous allons discuter avec l’ensemble des collectivités, parce qu’elles ont toutes des responsabilités dans ce domaine, poursuit-il. Je pense que la Métropole sera ouverte à ce projet, sachant qu’en matière de mobilité la Ville a également une responsabilité spécifique sur la mobilité issue du tourisme ».

Vers un changement de gouvernance à l’Office de tourisme

L’adjoint au maire souhaite d’ailleurs que l’Office métropolitain de Tourisme et des Congrès de Marseille mène également « sa propre réflexion sur le sujet ». D’autant que la structure est actuellement dans une phase de transition. La gouvernance doit changer dans les prochaines semaines, puisque dans le cadre de la loi 3DS (relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration), la Ville de Marseille devrait récupérer la compétence tourisme.

« Les discussions se passent très bien avec la Métropole. Avec le président de l’Office de Tourisme, nous allons assurer une transition profitable », rassure Laurent Lhardit, qui avait échoué en janvier 2021 à être élu président de la structure, au profit Marc Thépot, représentant de l’union des métiers de l’hôtellerie et de la restauration (UMIH).

« Pour nous, c’est quelque chose d’important, parce que Marseille a fait le choix il y a bien des années de ne pas avoir de budget propre consacré au développement touristique, parce l’office était cet outil de développement. Mais la politique touristique souhaitée par la Ville de Marseille est quelque peu différente de celle qui est pensée à l’échelle de la métropole, et c’est normal, puisque nous avons nos caractéristiques, nos particularités ».

Marseille utilisera donc cet outil pour déployer sa stratégie tournée vers « un tourisme de proximité, un tourisme culturel et un tourisme apaisé, afin d’éviter que l’excès de fréquentation n’impacte la population locale », poursuit Laurent Lhardit, en prenant pour exemple Barcelone, où il y a quelques années, une frange de la population s’est rebellée contre les touristes trop bruyants. « C’est une situation qu’on ne veut pas vivre ». Dans le cadre de la future gouvernance, une réflexion sur le développement du tourisme avec la prise en compte de la vie des habitants sera donc menée.

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