Pour EELV Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’accord national entre LFI et les Verts soulève « un espoir immense ». 

La France insoumise et Europe Écologie-Les Verts ont acté dans la nuit de dimanche à lundi un accord en vue des législatives de juin. Dans un communiqué de presse, Europe Écologie-Les Verts Provence-Alpes-Côte d’Azur se félicite de cette entente « qui soulève un espoir immense, celui d’envoyer un grand nombre de députés de gauche et écologistes à l’Assemblée nationale afin d’y devenir majoritaires ».

Le texte d’accord entériné par le conseil fédéral d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) porte sur une centaine de circonscriptions pour les candidats du pôle écologiste sous la bannière Nouvelle union populaire écologiste et sociale. Les deux forces se proposent de constituer une « majorité pluraliste » appelée à se doter « d’un intergroupe pour compléter et poursuivre après l’élection ce travail commun ».

Les deux formations espèrent ouvrir la voie à d’autres unions, avec le PCF et le PS. EELV Paca appelle les socialistes à rejoindre la « Nouvelle union populaire écologique et sociale. Il est de notre responsabilité commune de dessiner un avenir heureux pour nos concitoyen·ne·s ». Les socialistes estiment pour leur part qu’il s’agit « d’une discussion longue ».

Pour porter Jean-Luc Mélenchon à la fonction de Premier ministre

Objectif : « mettre en place un large rassemblement s’appuyant sur la dynamique de la campagne présidentielle de l’Union populaire ouvrant la voie à une majorité à l’Assemblée nationale. Dans cette perspective, le Premier ministre serait issu du plus grand groupe à l’Assemblée, soit Jean-Luc Mélenchon ». 

Le député des Bouches-du-Rhône est arrivé en troisième position lors de l’élection présidentielle avec 21,95 % des suffrages de ce premier tour de la présidentielle, juste derrière Marine Le Pen (23,41 %) et Emmanuel Macron (27,60 %). Comme en 2017, les Marseillais ont accordé en majorité leurs voix au candidat LFI, qui obtient dans la cité phocéenne 31,12 % des suffrages exprimés.

Vers un événement commun le 7 mai

Parmi les propositions, la Nouvelle union populaire écologiste et sociale défendra notamment la hausse du SMIC à 1400 euros, le retour à la retraite à 60 ans pour toutes et tous, la garantie d’autonomie pour les jeunes, le blocage des prix sur les produits de première nécessité et l’éradication de la pauvreté. « Nous défendons ensemble la mise en place d’une véritable planification écologique par l’application d’une règle verte (ou d’une règle d’or climatique) pour répondre à l’urgence climatique et environnementale. Nous sommes favorables à l’instauration d’une 6e République pour en finir avec le présidentialisme et introduire des droits nouveaux, notamment le référendum d’initiative citoyenne ».

Quant à l’Europe, point de tensions, les deux partis s’accordent sur une longue argumentation qui met en avant dans le même temps la désobéissance à certaines règles européennes et le respect de l’Etat de droit.

« Pour que cet accord soit efficace et pour répondre à l’immense attente de nos concitoyen·nes, nous nous donnons tous les moyens pour que les discussions entamées avec les autres forces aboutissent. En finalisant cet élargissement au plus vite, nous pourrions tenir un événement commun de lancement le samedi 7 mai ».

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