[Aqueduc de l’Huveaune] Découvrez les secrets d’un vestige méconnu du centre-ville de Marseille

Vous l’avez sans doute déjà aperçu, et vous vous êtes demandés qu’est ce que faisait un aqueduc en vieilles pierres au milieu du bâtiment du Conseil régional PACA, en face de la Porte d’Aix ? Et bien nous allons vous aider à remonter le temps et comprendre l’histoire de cet aqueduc, nommé aqueduc de l’Huveaune.

Aujourd’hui ,entourée par des bâtiments plutôt modernes de la région, une arche en pierres datant du 13e siècle demeure comme étant le dernier vestige d’un aqueduc très apprécié des Marseillais car il alimentait la ville en eau de l’Huveaune issue des collines à l’Est de Marseille.

En effet, jusqu’en 1849, date de l’arrivée des eaux de la Durance au Palais Longchamp, la majorité de l’eau pour alimenter les Marseillais arrivait par l’Huveaune dans 380 puits disséminés partout en ville. Bien sur, il faut s’imaginer qu’à cette période, la taille de Marseille se limite à l’hyper centre d’aujourd’hui.

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Un aqueduc vieux de 800 ans au coeur du centre-ville

L’aqueduc de l’Huveaune a été construit au 13e siècle pour alimenter en eau une population en augmentation qui ne pouvait plus se contenter des seuls puits. Il conduisait l’eau captée de diverses sources depuis le quartier de La Pomme, situéà l’est, jusqu’au cœur de Marseille. Devenu obsolète en 1849, après l’arrivée des eaux de la Durance dans la cité phocéenne, son canal a été comblé pour permettre l’installation d’une conduite en terre cuite.

aqueduc-huveaune-conseil-regional-pacaUn itinéraire méconnu et des incertitudes

L’aqueduc présentait des parties enterrées et aériennes depuis son départ de la Pomme à son arrivée dans le quartier du Panier. Son tracé souterrain dans Marseille, notamment dans la rue Bernard-du-Bois, reste hypothétique et n’a pas été reconnu sur le terrain.

L’aqueduc s’étendait sans doute depuis l’est de la ville jusqu’au rempart, zone de la Butte des Carmes détruite au 20e siècle.

Selon l’Inrap, sur des gravures anciennes (plan d’Ercole Negri, 1591, et plan Maretz, après 1644), l’une des sections aérienne est visible à l’extérieur du rempart, arrivant de la campagne depuis l’est.

Une autre section aérienne, connue par un dessin de Joseph-Martin Marchand de 1826, était indispensable pour enjamber le vallon de Sainte-Barbe. Elle a été détruite au XIXe siècle, car elle gênait la circulation. Il en subsiste une arche en arc brisé à l’ouest, sur le versant nord-est de la Butte des Carmes, toujours visible, devant le siège du Conseil régional, place Jules Guesde. Sa datation est incertaine.

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