La métropole teste la privatisation de la propreté dans l’hyper centre

Début septembre, la métropole Aix Marseille Provence, qui s’occupe de la collecte des déchets et du nettoyage des rues, annonçait la mise en place d’un nouveau dispositif pour améliorer la propreté du centre-ville de Marseille, vitrine de l’attractivité et du rayonnement touristique du territoire provençal.

« Marseille, ville sale », « poubelle la ville », vous avez déjà entendu ces slogans désormais célèbres à la Une des grands journaux et dans la bouche des Marseillais, eux mêmes. Pour remédier à la mauvaise réputation marseillaise, la collectivité locale a décidé de prendre les choses en main.

A commencer ces derniers mois par des campagnes de communication sur les panneaux publicitaires dans les rues, sur les abris bus, dans les transports marseillais… Vous connaissez la ritournelle « La propreté c’est nous, le civisme c’est vous ! ». Une façon directe de responsabiliser certains Marseillais qui manquent de respect pour l’environnement et de conscience sur les problématiques que cela entraine.

Mais, plus récemment la métropole a aussi pris les devants pour essayer d’améliorer la situation dans l’hyper centre de Marseille, en expérimentant la privatisation pour la collecte des déchets et l’entretien des espaces publics. Depuis le 1er septembre, le centre est ainsi passé d’une propreté « publique » en régie interne, à « privée » c’est à dire gérée par des entreprises mandatées par la métropole : Noé concept, la PME aubagnaise et Sita. Une enquête de Marsactu à lire ici sur l’attribution des marchés par la métropole.

« L’objectif est de travailler notamment sur une obligation de résultats avec le prestataire privé désormais en charge de la propreté. Un point d’étape sera fait dans quelques semaines pour juger de l’efficacité du dispositif« , afin de laisser les équipes travailler et se roder, nous expliquent les services de la métropole. Un point d’étape est prévu, notamment avec la presse, dans les semaines à venir.

La nouvelle organisation du prestataire privé fait déjà des émules sur les réseaux sociaux, comme ici sur Twitter :

Il faut dire que cet été, la métropole n’avait pas été ménagée par les commerçants et leurs représentants. Une réaction efficace était donc obligatoire et le changement de prestataire en cette période de rentrée des classes, tombe plutôt à pic.

Le 29 août, Terre de commerces, la Fédération des commerces et services de proximité des Bouches-du-Rhône, dénonçait la saleté à Marseille dans un communiqué adressé à la presse « Mardi matin, le centre-ville de Marseille est dans un état de saleté indescriptible. Les papiers, le verre cassé, les détritus… jonchent les trottoirs, les places, les rues de notre hyper-centre. »

Sur Twitter, le président de la Chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence (CCIMP) y allait aussi de son petit message.

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4 COMMENTAIRES

  1. Décision pragmatique devant le constat de saleté de la ville.
    La privatisation des sanctions liées aux stationnements automobiles interdits est aussi à mettre en place.

  2. Ce problème de gestion de la propreté urbaine devient terrifiant. Oui, l’incivisme est généralisé. Mais tout de même : allez voir les contre-allées du Prado (entre le rond-point et David), un fleuve statique de déchets où (résident) je ne vois jamais personne intervenir. Le laisser-aller est devenu une norme, et nos élus sont maintenus dans leur rôle pour les en remercier. Cherchez l’erreur…

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