Le Grand Prix de France de Formule 1 de retour au circuit Paul Ricard en 2018

Le Grand Prix de France de Formule 1 sera de nouveau organisé au circuit Paul Ricard du Castellet (Var) en 2018, le 24 juin plus exactement. L’événement signe son grand retour après quasiment 10 ans d’absence dans l’Hexagone et plus de 25 ans en Provence.

Ce lundi 6 février, Christian Estrosi, président (LR) de la région PACA, et les élus de la région étaient réunis au Castellet pour annoncer le retour de la Formule 1 sur le circuit provençal, mettant ainsi fin à 25 ans d’absence. Pour l’occasion, nous avons rencontré Nicolas Prost, pilote de F1 et fils d’Alain Prost. Il nous livre ses impressions.

En plus du trophée Andros, la course de moto et auto sur glace, de l’America’s Cup à la voile et du Bol d’Or, la compétition d’endurance en moto, la région PACA va organiser, dès 2018, le Grand Prix de France de Formule 1 et pour 5 ans.

Un grand événement sportif que son président, Christian Estrosi (LR), souhaitait voir sur le territoire pour accroître davantage le rayonnement international de la région. « Les grands événements sportifs, culturels ou de toute autre nature sont de formidables moteurs pour la croissance économique et pour l’emploi. Ils contribuent très positivement à l’image de la région sur la scène internationale et à son attractivité ». Selon les élus, le retour de cet événement entrainerait la création de 500 emplois directs.

L’histoire du Grand Prix de Formule 1 sur le circuit Paul Ricard

Organisé pour la première fois en 1950, le Grand Prix de France de Formule 1 s’était définitivement arrêté en 2008 en raison de son déficit important. Au cours de ses six décennies d’existence, il s’était installé à 14 reprises au circuit du Castellet, entre 1971 et 1990, puis sur celui de de Magny-cours jusqu’en 2008, avant de quitter définitivement la France.

Ce grand retour à partir de 2018 et pour une durée de 5 ans jouerait, selon Christian Estrosi, « un rôle d’accélérateur de l’ensemble des mutations que la région a engagées sur son territoire en matière de développement économique, de tourisme, ainsi que de rayonnement sportif, culturel et historique ».

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Le Grand Prix de France de F1 s’était installé à 14 reprises au circuit du Castellet (Var) entre 1971 et 1990 © Morgan Mathurin

65 millions de retombées économiques attendus

Pour la première édition en 2018, la région mise sur la venue au Grand Prix de 66 000 spectateurs, dont un tiers venant de l’étranger, pour  une durée moyenne de séjour estimée à 4 jours, soit plus de 250 000 nuitées. Les dépenses attendues des spectateurs et du staff sont estimées à 36 millions d’euros hors billetterie. Au total, les retombées économiques sont évaluées à 65 millions d’euros par an à court terme pour la région.

Quant au coût de la tenue d’un tel événement sur le territoire provençal, il est chiffré à 30 millions d’euros dont 6 millions d’euros pour les dépenses d’organisation. « Cette manifestation créerait 500 emplois et renforcerait l’attractivité régionale au niveau touristique et économique », met en avant Christian Estrosi.

Sur les trois circuits de vitesse que compte PACA, à savoir le Grand Sambuc (13), le Luc (83) et Paul Ricard (83), ce dernier est particulièrement adapté pour accueillir l’événement. « Le circuit du Castellet est adapté aux F1 car son propriétaire (Bernie Ecclestone, un homme d’affaires britannique, ndlr) y a investi plus de 80 millions d’euros depuis 2002. Deux millions d’euros sont d’ailleurs déjà prévus en 2017 pour l’amélioration de la piste », a confié Chrisitan Estrosi. Chaque année, de nombreuses compétitions sportives nationales et internationales, comme par exemple le Bol d’Or, y sont également organisées.

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Chaque année, de nombreuses compétitions sportives nationales et internationales, comme par exemple le Bol d’Or, sont organisées au Castellet © Morgan Mathurin

Dynamiser la filière mécanique de la région

En plus du développement touristique et économique, Christian Estrosi veut profiter de la tenue de l’événement sur le territoire pour valoriser la filière mécanique de la région qu’il qualifie « d’excellence ». La valorisation de ce domaine s’inscrit d’ailleurs dans l’une des 12 Opérations d’Intérêt Régional (OIR) que la région a lancé cette année dans le but de booster l’économie régionale, créer de la croissance et de l’emploi et renforcer l’attractivité du territoire.

Grâce à la compétition, le président de la Région espère aussi valoriser cette filière mécanique auprès des jeunes afin de dynamiser le recrutement d’apprentis par exemple. « L’utilisation d’un tel vecteur ouvre de nombreuses opportunités de développement des formations et d’accroissement des formés dans tous les secteurs connexes de cette industrie très technologique », ajoute-t-il.


Pour aller plus loin : les autres mesures phares de la Région pour 2017

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