Christian Estrosi précise ses actions pour l’économie dans la Région Paca

A l’occasion d’une assemblée réunissant au Castellet le 28 janvier 2016, les présidents des organisations patronales de Provence Alpes Cote d’Azur, ainsi que ceux des CCI (Chambre de commerce et d’industrie), Christian Estrosi, fraichement élu à la tête de la 2e région de France a tenu à expliquer précisément les grandes actions en matière d’économie qui rythmeront son mandat. 

Clairement, le nouveau président du Conseil régional ne se cache de ses ambitions économiques pour faire rayonner le territoire à l’international et faire de l’économie la priorité numéro 1 de son mandat.

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Christian Estrosi © JZ

Les 100 premiers jours à la tête de la région

« Si je dois résumer mes 100premiers jours à la tête de la région : m’engager à fond dans l’emploi, le partage, la formation ». C’est ainsi que le président a ouvert son discours. Avant de poursuivre sur les atouts de la région Paca.

« Notre région est sans doute celle avec l’Ile de France, qui dispose du plus d’atouts en France. Si nous ne faisons pas d’erreurs dans le développement économique, nous irons loin. Nous sommes la 2e région en matière d’économie, sans avoir changé nos frontières comme l’ont fait certaines autres grandes régions, comme Rhône Alpes – Auvergne ou Nord Pas de Calais – Picardie et mon collègue Xavier Bertrand« .

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La région Paca : un territoire et des paysages contrastés

Christian Estrosi détaille son vaste plan d’économie de fonctionnement

« Nous passerons d’un effort de 25 euros par habitant et par an, à 50 euros d’ici la fin de notre mandat. Cela nous permettra de rattraper notre retard. L’investissement en faveur du redressement économique représente aujourd’hui 6% du budget de la Région Paca. Nous ferons ainsi entre 70 et 90 millions d’euros d‘économie par an sur le budget régional de fonctionnement« .

« Pour atteindre cet objectif, nous mettons en place des actions concrètes. Quelles sont elles ? Nous créerons un guichet unique pour les entreprises, ouvert à des horaires élargies pour être joignable plus efficacement que par le passé. En contrepartie, nous allons fermer les antennes régionales, des permanences d’élus, pour les mutualiser avec les conseils généraux, les grandes agglomérations ou les chambres consulaires, pour être au plus près du monde de l’entreprise. Ces permanences coutaient 800 millions d’euros par an à la région« .

Quel rôle pour le guichet unique ?

Christian Estrosi « Le monde bancaire aide pour l’instant ceux qui ont les moyens et pas ceux qui prennent des risques. Nous, nous allons accompagner ceux qui prennent des risques. Dans la région, 110 startups sont créées chaque année. Je veux aujourd’hui faire comprendre aux banques que nous serons là pour soutenir ces nouvelles entreprises. Je veux inciter les banques à prendre des risques pour soutenir ces entreprises.

Nous devons rentrer provisoirement au capital des entreprises saines pour leur permettre de créer des emplois qui valorisent un savoir faire régional, afin de ne pas délocaliser ou se faire piquer les bonnes idées par des investisseurs chinois par exemple. Dès que les entreprises ont trouvé leur rythme de croisière, nous leur rendons leur autonomie.

Nous créerons aussi le Fond d’Investissement pour les Entreprises de la Région (FIER), pour aider les entreprises en difficulté. C’est la béquille des entrepreneurs qui peuvent rencontrer des difficultés temporaires. C’est un fond d’investissement à destination des entreprises implantées dans la région ».

Devenir la première Smart Région d’Europe

« Nous souhaitons devenir la première Smart Région d’Europe. C’est un travail que j’ai déjà réalisé sur Nice : 4e ville intelligente au monde derrière New-York, Londres et Barcelone et devant Singapour, notamment grâce à des entreprises comme Cisco, qui nous permettent de pouvoir lutter contre les rejets de gaz polluant, de fluidifier les déplacements routiers, de créer des laboratoires de recherches pour les entreprises et les particuliers.

Mais je mesure aussi le dynamisme de la ville de Marseille qui a accueilli l’année dernière le grand salon Smart City au Pharo, qui a rassemblé toutes les plus grandes entreprises en France et en Europe.

Et puis, je mise aussi beaucoup sur le projet Iter à Cadarache sur lequel repose le plus grand espoir de production d’énergie propre au monde !

Nous avons également un potentiel géographique fantastique avec nos ports, nos vallées, nos montagnes, qui nous permettra de devenir une région leader dans le monde, la Silicon Valley du Sud de l’Europe ».

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Iter © Mathieu Colin

Du marketing territorial à l’international pour attirer les entreprises

« Nous allons mettre en place une politique foncière plus favorable à l’implantation des entreprises sur notre territoire, et en parallèle nous allons mener une politique plus dynamique de promotion et de marketing territorial à l’international. Il n’est pas question de faire du tourisme mais bel et bien de cibler des régions du monde qui ont un potentiel d’interaction avec notre région.

Nous inaugurerons d’ailleurs dans 3 mois une agence de marketing régional pour promouvoir le territoire.

D’ici septembre, le Small Business Act sera lancé, il permettra aux TPE et PME de créer des emplois, en leur permettant de disposer de formations de qualité. Il y a aujourd’hui 25 000 offres d’emplois non pourvues sur notre territoire. C’est bien qu’il y a un dysfonctionnement entre la réalité du travail et la formation actuelle. C’est un paradoxe malsain car le chômage atteint ici 12% ! »

Faire de l’apprentissage une filière d’excellence

« Nous passerons également de 29 000 à 50 000 apprentis formés dans la région d’ici la fin du mandat. A ce titre, je déposerai la semaine prochaine une proposition de loi au gouvernement pour proposer le retour de l’apprentissage à l’âge de 14 ans.

L’apprentissage doit devenir une filière d’excellence. Moi j’en ai assez d’entendre que les filières S, ES ou L sont les seules filières d’excellence. Pourquoi ne pas considérer la formation professionnelle comme telle ? »

A ce titre, la précédente majorité avait entrepris un chantier énorme : la construction d’une Université Régionale des Métiers (URM) PACA qui verra le jour en 2019 au pied de la tour CMA-CGM à côté du Dock des Suds. L’objectif ? Permettre à 1200 jeunes d’être réunis sur un même pôle d’excellence valorisant la formation par l’apprentissage.

La Région dévoile la nouvelle université des métiers pour les apprentis
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