Les commerces du centre-ville jouent la carte de l’animation et du web pour redresser la barre

Pour lutter contre la désertification des centres villes et la concurrence des centres commerciaux, les commerçants du centre-ville de Marseille s’activent. Outre des animations et événements organisés sur le terrain, c’est aussi en utilisant le web et les nouvelles technologies qu’ils veulent attirer les clients.

« Tous les métiers changent et se réinventent et nous devons aussi prendre ce virage. On doit s’adapter à l’évolution des pratiques des consommateurs ! », avance d’entrée de jeu Marie-Pierre Cartier, présidente de l’association Commerces Positifs, qui regroupe une centaine de boutiques du centre-ville. Face à la concurrence des centres commerciaux et du e-commerce, les commerçants du centre-ville ont décidé de rendre leur territoire plus attractif.

Des animations à l’intérieur même des boutiques sont organisées plus régulièrement qu’auparavant, comme la semaine de la Mode et du Design en Ville qui revient à partir du 16 avril 2018. Sept jours pendant lesquels les commerçants participants organisent des événements spéciaux à destination de leurs clients. Le tout ponctué d’un vrai défilé de mode composé de vêtements, accessoires et objets venant des boutiques elles-mêmes (voir informations pratiques en bas de l’article).

Cela passe aussi par des opérations commerciales nouvelles comme le Black Friday en novembre dernier, qui jusqu’alors ne se faisait que sur internet. « Les Dimanches de la Canebière, les brocantes dans le quartier des Antiquaires, la Grande Braderie… Tous ces événements permettent aussi de faire venir du monde dans le centre-ville », ajoute Marie-Pierre Cartier.

Internet comme outil indispensable

Depuis ces dernières années, les commerçants ont aussi choisi de miser sur l’outil digital. « Il y a encore deux ans, peu de boutiques animaient une page Facebook ou un compte Instagram. Aujourd’hui, les commerçants utilisent le web comme vitrine de leur boutique », précise la présidente de l’association Commerces Positifs.

La Fédération des Bouches-du-Rhône, qui regroupe les associations de commerçants du territoire, s’est même mise en relation avec la French Tech locale pour monter des applications mobiles pour faire venir les habitants en centre-ville. Notamment pour les mettre au courant des différentes animations et événements organisés, mais aussi des services qui existent pour faciliter leur déplacement en centre-ville (places de stationnement, parkings, conciergeries…). « C’est un challenge de tout moment. Il y a quelques années, on était vraiment en retard sur ce virage numérique, mais aujourd’hui on est dedans », s’enthousiasme Marie-Pierre Cartier.

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Prendre l’exemple de ce qui se fait ailleurs

Les commerçants marseillais vont aussi chercher les bonnes pratiques qui se font ailleurs pour dynamiser leur territoire. En début de semaine, des présidents de fédérations de commerçants de Bordeaux, Toulouse et Montpellier sont ainsi venus à Marseille pour échanger mutuellement. Parmi les exemples de procédés qui fonctionnent bien chez eux et moins bien chez nous : le ramassage des cartons. À Bordeaux, il est géré directement par les commerçants grâce à un camion électrique dont ils sont propriétaires. À Toulouse, le service est assuré gratuitement et quotidiennement par une entreprise d’insertion. De quoi donner des idées aux commerçants marseillais…

« Cela a aussi été l’occasion de discuter autour de la mobilité. On ressort avec des projets que l’on va étudier comme mettre en place un ticket unique pour les habitants, qui comprendrait leur ticket de stationnement dans un parking relais et celui des transports en commun. Ou aussi de passer de 20 minutes de stationnement à 30 sur les déposes minutes de la rue Paradis par exemple, pour assurer un turn-over des véhicules », explique Marie-Pierre Cartier.

Des idées et projets qui ne pourront aboutir que si l’ensemble des acteurs jouent collectivement, des collectivités aux commerçants en passant par les CIQ, les associations et les fédérations. Et c’est justement ce qu’il se passe ces dernières années d’après Marie-Pierre Cartier. « On travaille vraiment en collectif. C’est primordial car ensemble on est plus fort », souligne-t-elle.


Informations pratiques

Semaine Mode et Design en Ville
Du 16 au 21 avril 2018

Durant cette semaine, les commerçants mettront en place différentes animations en boutiques. Temps fort le jeudi 19 avril avec un défilé pour promouvoir les commerces du centre-ville de Marseille. Il se déroulera avec la participation de nombreuses enseignes marseillaises de mode et de design, ainsi que certains jeunes créateurs (inscription obligatoire en cliquant ici).

Samedi 21 Avril 2018, chaque commerçants-partenaires pourra prévoir des animations et inviter ses clients dans une ambiance festive (cocktail, champagne…). Un guide des commerçants-partenaires sera distribué le soir du défilé.


Pour aller plus loin

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1 commentaire

  1. Régler d’abord les causes de la désertification du centre ville, et les gens reviendront.
    Ou pas. Mais nous n’en parlerons pas ici hein ?, il est mieux de faire semblant de ne pas voir que depuis le vieux port jusqu’à Castellane les fonds de commerce vides ont faire place aux kebabs, alimentations de nuit et autres réparateurs de téléphone william saurin.

    Qui à envie de vivre dans cet égout à ciel ouvert remplis de racailles qu’est devenu Marseille ?, aux tarifs et impôts supérieurs à Aix en Provence ?. Quand aux centre commerciaux, on y va pour essayer, ensuite on achète sur le net.
    Seul un fou peut payer 85 € une paire de converse lorsqu’elles s’affichent à 45 € à 500 mètres.
    Cessez de mentir, Marseille va crever, et c’est tant mieux, elle le mérite.

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