Un Ciotaden veut battre un record mondial en faisant le tour de l’Australie en courant

À 46 ans, Christophe Vissant se lance le défi fou de faire le tour de l’Australie en courant. Ce Ciotaden va même encore plus loin puisqu’il veut faire de sa performance un record du monde. Pour cela, il devra parcourir une moyenne de 84 kilomètres par jour sans aucune journée de repos. Rencontre avec ce sportif de haut niveau.

15 500 kilomètres, c’est la distance que Christophe Vissant s’apprête à avaler en à peine 180 jours. Soit 84 kilomètres par jour en moyenne, ce qui correspond à entre 10h et 12h de course quotidienne. « Pour que le record soit homologué, deux autres conditions doivent être remplies : n’avoir aucun jour de repos et repartir chaque matin de l’endroit exact où je me serai arrêté la veille », explique le Ciotaden. Jusqu’à présent, personne n’a réussi une telle traversée dans ces conditions-là.

Christophe Vissant va parcourir 15 500 kilomètres en à peine 180 jours.

Courir sans aucun jour de repos, une folie ?

Si courir tous les jours pendant 180 jours d’affilée peut être assimilé à une vraie torture, Christophe Vissant tient à préciser : « Sur de telles distances, si vous avez des jours de repos, vous ne repartez plus le lendemain. Le corps s’habitue au fil des jours à courir tous les jours, et je cours doucement. Le secret est d’être régulier et de toujours courir à la même allure ».

Même pour ce sportif aguerri qui pratique l’ultra running depuis 15 ans, à savoir les courses dont la distance est supérieure à un marathon, l’effort d’un tel défi va être colossal. Mais à force de réaliser de grosses performances, comme la traversée de la Sibérie en 108 jours consécutifs (7 458 kms d’ouest en est), Christophe Vissant se connaît bien.

« Le premier mois est très dur. Je perds minimum 10 kilos, mais après je me stabilise », confie-t-il. Il sera suivi tout le long de sa course par une équipe d’assistance qui assurera notamment son ravitaillement. « Une course en solitaire pour une victoire d’équipe » aime-t-il souligner, reconnaissant que, sans cette aide précieuse, il ne pourrait relever le défi.

En attendant de se lancer dans cette grande aventure, qu’il aimerait démarrer entre juillet et août 2018, Christophe Vissant se prépare d’ores et déjà. En courant tous les jours de petites distances pour le moment et ainsi se mettre dans les conditions du défi, où il sera obligé de courir sept jours sur sept. À partir de mai, le Ciotaden intensifiera son entraînement. En parallèle, c’est aussi son mental qu’il prépare, grâce au yoga ou au reiki. « Le mental, c’est 90% de la réussite », précise-t-il.

Le parcours de Christophe Vissant en Australie.

Un défi sportif pour un enrichissement personnel

Outre l’exploit sportif qui l’anime, la partie rencontres et découverte d’une nouvelle culture motivent aussi Christophe Vissant. « Lorsque j’ai traversé la Sibérie, j’avais de nombreux préjugés sur les pays que j’ai traversés comme l’Ukraine ou la Russie. Je me disais que c’était des pays durs où il y avait la mafia. Au final, j’ai fait de superbes rencontres. Les gens me proposaient toujours l’hospitalité ou m’offraient des choses à manger », se rappelle-t-il.

Le contact avec la population locale fait donc partie des éléments qui l’ont poussé à rechausser ses baskets. Quant au choix de l’Australie, il s’est imposé de lui-même. « C’est un rêve de môme, mais c’est aussi la volonté de sensibiliser les Français et les gens sur la disparition de la barrière de corail, qui est tout de même le plus grand être vivant de la Terre ! ».

Au total, Christophe Vissant a parcouru l’équivalent de deux tours du monde.

Au total, Christophe Vissant a parcouru en courant 85 000 kilomètres en France et à l’étranger. Soit, tout de même, l’équivalent de deux tours du monde. Une « chance » qu’il savoure à chacun de ses pas puisque, pendant plusieurs mois au début des années 2000, il a été paralysé des jambes suite à un accident de plongée. Remis sur pied à la suite d’une lourde rééducation, il s’était promis d’aller courir en Australie. Ce sera chose faite d’ici cet été.

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