Viviane Asseyi « Jouer pour l’OM et pour la France, un rêve éveillé »

L’Equipe de France de football féminine jouera contre l’Italie ce soir au stade Orange Vélodrome en préparation de la Coupe du Monde 2019. Viviane Asseyi, attaquante de l’Olympique de Marseille fait partie du groupe retenu par Corinne Diacre. Made in Marseille est allé à sa rencontre.

Depuis septembre et l’arrivée de Corinne Diacre à la tête de l »équipe de France féminine, Viviane Asseyi a retrouvé une place chez les Bleues, et met tout en oeuvre pour la consolider. Malgré peu de temps de jeu, l’olympienne a inscrit près d’un tiers des buts de la sélection. « Un sélectionneur qui te rappelle, c’est toujours bon pour la confiance, confesse Viviane. Ça veut dire que que t’as fait de bonnes performances et que tu le mérites ».

Corinne Diacre parle de Viviane Asseyi avant la rencontre France – l’Italie

En 2013, Vivianne Asseyi s’envole pour l’Euro en Suède avec l’Équipe de France. À 19 ans, c’est la plus jeune du groupe. Malgré une élimination en quarts de finale, son avenir semble tracé avec la sélection tricolore. C’est sans compter une rude concurrence et des performances en dents de scie qui l’écartent de l’équipe nationale durant des années. Corinne Diacre, nominée à la tête des bleues en septembre, lui offre une nouvelle chance de faire ses preuves.

Le rêve bleu (et blanc)

« Je suis accroc au foot depuis la Coupe du Monde 98 » raconte l’attaquante. Elle n’a alors que 4 ans et demi et regarde les bleus devenir champions du monde avec sa famille à Rouen. « Le soir de la victoire, ça a été un déclic, j’ai dit à ma mère que je voulais faire du foot. Le lendemain, elle m’a acheté un ballon. Je ne l’ai pas lâché depuis ! ». 

Je joue à l’OM depuis presque 2 ans, mais c’est mon premier match au Vélodrome

Malgré sa vie normande, elle devient très tôt supportrice de l’OM. Elle signe dans le club en 2016 après six saisons à Montpellier : « Je vis un rêve éveillé depuis. Je porte mes deux maillots de cœur : celui de la France et celui de l’OM. Et ce soir, je vais peut-être jouer au Vélodrome, c’est tout simplement énorme ! ».

Viviane Asseyi éa hâte de jouer son premier match au stade Vélodrome

 

« Il reste encore beaucoup à faire pour le foot féminin »

L’engouement médiatique autour du football féminin ne cesse de grandir depuis une dizaine d’années, mais pas encore assez au goût de Viviane Asseyi : « L’émulation autour des filles fait vraiment plaisir. Mais on reste encore trop en retrait dans les médias par rapport aux garçons ».

Pour preuve, c’est la deuxième saison de Viviane à l’Olympique de Marseille, mais elle n’a jamais foulé la pelouse du Vélodrome, réservée à l’équipe masculine. Elle découvrira peut-être ce soir cette sensation. « Nous avons tout de même un groupe de supporters passionnés chez les filles à l’OM, une ferveur propre à Marseille. C’est pas comparable aux virages du Vélodrome, mais ils nous suivent dans tous nos déplacements en France, c’est énorme ! ».

Les garçons soutiennent les féminines, à l’image du défenseur olympien Adil Rami

Alors quelle est la différence entre le foot féminin et masculin ? Pour l’attaquante olympienne, ce n’est ni la tactique, ni la technique, seulement le physique. « Les garçons sont clairement plus performants d’un point de vue athlétique. Je le vois quand je joue contre mon cousin qui n’est pas footballeur pro. J’essaie de lui faire la leçon techniquement, mais physiquement, c’est dur ! ».

Ce soir face à l’Italie, Viviane Asseyi aura peut-être la chance de marquer son premier but dans l’enceinte mythique du stade Vélodrome, et de prouver que les filles savent aussi procurer des émotions avec un ballon. Coup d’envoi, 21 heures !

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