Kinjo – Quand les quartiers de Marseille deviennent objets de décoration

Un Marseillais a eu l’idée de créer Kinjo, un cadre à poser et non à accrocher, qui se compose d’une carte représentant un quartier de Marseille. Vous avez grandi dans un certain quartier de Marseille ou en êtes tombé amoureux lors d’un séjour ? Vous pouvez désormais l’afficher chez vous. Rencontre avec Stéphane Grimaux, le créateur de cet objet simple et design.

Le Vieux-Port, le Roucas-Blanc, les Cinq Avenues, Saint-Barnabé… Si tous ces noms ont en commun d’être des quartiers de Marseille, ils ont aussi la particularité d’être des objets de décoration. Non pas grâce à une photo qui les caractérise, mais simplement à travers l’architecture de leurs rues et ruelles. Car ce sont en fait les cartes des quartiers, tout en transparence, qui sont au centre des cadres Kinjo.

Stéphane Grimaux a réussi à faire des quartiers de Marseille de vrais objets de décoration © AP

Des objets déco riches de sens

C’est en revenant d’un voyage à Rome que Stéphane Grimaux a eu l’idée de créer des cadres en bois massif qui renferment la carte d’un lieu sentimental. « Avec ma femme, on avait adoré le quartier de Rome dans lequel on avait passé notre séjour. En voulant ramener un souvenir de ce lieu, on n’a rien trouvé qui ne soit pas kitsch », confie le designer.

De retour à Marseille, il crée son premier prototype. Non pas de ce fameux quartier de Rome, qui viendra par la suite, mais de son quartier de résidence, Endoume. Un premier essai beaucoup moins esthétique que ses cadres actuels, de ses propres dires, mais qui a tout de suite obtenu l’adhesion de ses proches. « Chaque lieu fait ressortir un sentiment chez les gens, parce qu’ils y ont habité ou parce qu’ils y ont vécu des bons moments. Au-delà de l’objet on projette le souvenir et l’émotion que l’on a eu », explique Stéphane Grimaux.

Parmi les quartiers immortalisés, celui des Catalans.

Les cartes sont réalisées en acier via une découpe au laser réalisée par un artisan de Colmar. Quant au cadre, il se compose de châtaignier massif qui est ensuite huilé pour lui permettre de tenir dans le temps. Le tout est ensuite assemblé par le designer dans son petit atelier marseillais.

Marseille, Paris, Londres, Miami…

Si Stéphane Grimaux a commencé par cartographier les différents quartiers de Marseille, il s’est très vite rendu compte que son objet pouvait se décliner à l’infini. Et plus particulièrement dans le monde entier : tant qu’il y a une carte, il peut y avoir un cadre. « Une dame est revenue de vacances en Sicile et m’a demandé de lui représenter le village dans lequel elle a vécu. Une autre personne le village dans lequel elle vit. Pour moi, ce sont à chaque fois de nouveaux défis et j’ai toujours hâte de me pencher sur une nouvelle carte », précise le designer.

En plus des quartiers, Stéphane Grimaux réalise désormais des cadres à partir de monuments emblématiques comme la Bonne Mère.

C’est pourquoi, en plus de son catalogue de quartier, Stéphane Grimaux permet à tout un chacun de lui demander un endroit spécifique. Le designer ajuste ensuite la carte de sorte à ce que celle-ci soit adaptée à la découpe au laser. « Le résultat donne un ensemble intemporel car il n’obéit pas à des modes trop coloré et s’insère dans beaucoup d’intérieurs à la décoration différente », met en avant Stéphane Grimaux.

Plus récemment, le designer a aussi étoffé sa gamme de cadres avec des silhouettes de monuments emblématiques comme la Bonne Mère, si chère aux Marseillais. D’autres devraient ensuite faire leur apparition, comme par exemple le Sacré Cœur de Paris, Notre Dame de Fourvière à Lyon et pourquoi pas même le Golden Bridge de San Francisco.

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