Caroline Vigneaux, l’ex avocate devenue humoriste, de passage à Marseille

© Sylvain Gripoix

Caroline Vigneaux revient avec un nouveau spectacle et jouera pour l’occasion à l’Espace Julien le samedi 17 mars 2018. Un second one woman show dans lequel elle évoque toujours le métier d’avocate, qu’elle a exercé avant de tout quitter pour devenir humoriste, mais également le sujet du droit des femmes.

Si beaucoup d’humoristes et de comédiens ont commencé par prendre des cours de théâtre depuis leur plus jeune âge, Caroline Vigneaux, elle, déroge à la règle. L’univers du théâtre, elle ne l’a découvert que sur le tard, alors qu’elle était avocate au barreau de Paris. Elle y intègre la revue de l’Union des Jeunes Avocats, une troupe composée d’avocats qui racontent des sketchs en rapport avec leur profession. « J’y ai écrit mes premiers sketchs et j’ai adoré ça », confie-t-elle.

© Sylvain Gripoix

Depuis, elle a « quitté la robe », celle d’avocate, pour se consacrer corps et âme dans sa nouvelle passion. Un pari un peu fou qu’elle a voulu tenter afin de ne pas « avoir de regrets » sur ce qu’aurait été sa vie si elle n’avait pas osé se lancer. Un choix audacieux qui lui réussit depuis bientôt 10 ans, d’abord avec un premier spectacle qui a attiré 250 000 personnes, et désormais avec un nouveau one woman show. La tournée de ce second volet démarre courant décembre avec deux dates en Asie et se poursuivra en France, notamment à Marseille le 17 mars 2018.


L’INTERVIEW

Made in Marseille – Bonjour Caroline Vigneaux. Vous revenez avec un nouveau spectacle qui s’intitule provisoirement « Caroline Vigneaux s’échauffe ». Pourquoi ce nom ?

Caroline Vigneaux – Parce que je pars la semaine prochaine en Chine, à Shanghai et à Hong Kong, pour jouer une grosse partie de ce spectacle à la demande de la communauté française qui vit là-bas. Ce sera la première fois que je monterai sur scène avec ces sketchs et ça va probablement mener à des modifications ensuite pour les autres dates. Le nom définitif, on ne l’a pas encore trouvé, même si on a quelques idées !

Quels sont les thèmes phares de ce spectacle ?

Il parle toujours de moi car le « one » est, je pense, quelque chose de personnel. Donc j’y parle de mon histoire pour extrapoler sur autre chose. Il est aussi encore plus féministe que celui d’avant. J’ai par exemple un sketch sur le droit des femmes, la genèse du droit des femmes, pourquoi on n’a pas les mêmes droits que les hommes… Et aussi des sketchs sur le métier d’avocat car il y a encore plein de choses à faire sur ce sujet-là.

Lors de votre première tournée, 250 000 spectateurs sont venus vous voir jouer. Avez-vous une certaine appréhension de revenir avec ce tout nouveau spectacle ?

Je vais être tétanisée car, puisque c’est un nouveau spectacle, des choses ne vont probablement pas marcher alors qu’à la fin de la tournée de mon premier spectacle, j’avais enlevé tout ce qui ne marchait pas. Ça va être beaucoup de stress mais à la fois beaucoup de plaisir.

Parmi les dates de votre tournée, vous serez de passage à Marseille le samedi 17 mars. Qu’est-ce que cette date représente pour vous ?

Je garde un vrai bon souvenir de mon premier passage à Marseille car, lors de cette date, j’avais fait une blague sur l’OM. Un spectateur est intervenu et c’est devenu au final un vrai moment de sketch. Quand je jouais ce spectacle ensuite même ailleurs, je parlais toujours de cette anecdote sur scène. Peut-être qu’après ce prochain passage j’aurais de nouveau un truc à jouer ! Marseille est une ville de création pour moi.

Aujourd’hui, regrettez-vous d’avoir quitté votre poste d’avocat et de vous être lancée dans une carrière d’humoriste ?

Pas du tout ! Et je pense que je n’aurais jamais regretté parce que, sur mon lit de mort, j’aurais préféré me dire que j’étais avocate et que j’ai pété un câble plutôt que la version : « J’ai failli me lancer, j’ai eu peur, je n’ai pas osé, qu’aurait été ma vie si… ». Lorsque j’ai tout plaqué, je venais de perdre mon grand-père et cela m’a fait réaliser qu’on était mortel et qu’on avait qu’une seule vie et qu’il faut la vivre à fond.


© Nicolas Gouhier

Informations pratiques

Caroline Vigneaux
Le samedi 17 mars 2018 à 20h30
À l’Espace Julien
39 cours Julien, 13006 Marseille

Tarif : 32€

 

Commentaires Facebook

PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE