Bruno Gilles, maire de Marseille en 2019, et Martine Vassal à la métropole ?

Selon nos confrères de LaProvence, Jean-Claude Gaudin, maire (Les Républicains) de Marseille depuis près de 22 ans aurait désigné ses successeurs en 2019, pour diriger la droite locale afin de prendre la tête de la mairie de Marseille et de la métropole Aix Marseille Provence et ses 92 communes.

Martine Vassal (LR), présidente du Conseil départemental des Bouches du Rhône et 1ère vice présidente de la métropole Aix Marseille Provence, est largement pressentie à la candidature pour présider cette même métropole. Une info que nous avions amorcée au printemps dernier, lors d’un long entretien avec la présidente du département, à relire ici 

Pour la ville de Marseille, alors qu’Yves Moraine, maire (LR) des 6e et 8e arrondissements et président de la majorité municipale, nous avait révélé « être maire de Marseille, c’est un rêve«  à l’occasion d’un entretien réalisé dans son bureau en mai dernier, le choix de Jean-Claude Gaudin se pencherait plutôt vers l’un de ses autres fidèles collaborateurs, Bruno Gilles, maire des 4e et 5e et patron de la fédération Les Républicains des Bouches-du-Rhône, toujours selon le quotidien marseillais.

Sur sa page Facebook, Bruno Gilles a rapidement réagi à l’annonce, en expliquant qu’il ne se déroberait pas, même s’il n’a pas été nommé officiellement par le maire en exercice.

Comment se passe une succession quand le maire jette l’éponge ?

Quand un maire décide de démissionner, à cause de son âge ou de toute autre raison personnelle, ce n’est pas aux habitants de voter à nouveau pour élire les maires de secteurs (qui restent en poste jusqu’à la fin de leur mandat), mais à l’ensemble des élus du conseil municipal de la ville d’élire un nouveau maire, jusqu’à la fin du mandat en cours, ici jusqu’en 2020 pour les municipales. Comme l’indique LaProvence dans son papier, cette succession « interviendrait vraisemblablement un peu plus d’un an avant les échéances municipales de mars 2020« , soit début 2019.

En tout état de cause, dans le cas de Marseille, la droite possédant une majorité dans l’hémicycle, le choix de Bruno Gilles pourrait se confirmer dans les urnes.

La même situation a eu lieu récemment pour Renaud Muselier (LR), qui a succédé à Christian Estrosi à la tête de la région Provence Alpes Côte d’Azur, lui même parti récupérer son siège de maire à Nice.

La réaction de l’opposition municipale

Benoît Payan, Président du groupe socialiste au conseil municipal a réagi à cette annonce « C’est avec beaucoup d’étonnement, et un peu d’amusement, que j’ai pris connaissance des révélations de La Provence de ce matin sur la succession putative et anticipée du Maire de Marseille. Quelle indécence pour une « équipe » aux manettes depuis 22 ans que de se complaire ainsi dans les calculs d’apothicaire quand on connait l’état de la Ville. La droite qui dispose de tous les pouvoirs, tous les budgets, toutes les compétences, ferait mieux de commencer par s’en servir. Qu’ils s’occupent des Marseillais, avant de s’occuper d’eux-mêmes. Qu’ils préparent l’avenir de la ville, avant de penser au leur. Qu’ils s’occupent de leurs mandats actuels, avant de penser aux suivants. Marseille mérite mieux que des plans de carrière. Emploi, propreté, écoles, environnement, transports, culture… s’ils veulent s’engager pour Marseille, il existe des dizaines de compétences et de dossiers en souffrance sur lesquels ils pourraient chaque jour exercer leur impatience. Dans le silence du Maire, les langues se délient pour se répartir les postes, à l’insu des Marseillais et, semble-t-il, du principal intéressé. Soit la peau de l’ours est vendue bien avant de l’avoir tué, soit les promesses rendent les enfants heureux. A mi-mandat, l’heure n’est pas à la succession mais au travail. Marseille ne doit pas être la capitale européenne de la tambouille, et en matière de démocratie, seuls les Marseillais doivent avoir le dernier mot.« 

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