350 postes de techniciens de maintenance à pourvoir chaque année en PACA !

Tous les ans dans la région PACA, environ 350 postes de techniciens de maintenance des matériels de construction et manutention sont à pourvoir. Mais toutes ne trouvent pas preneurs en raison d’un manque de candidats. La fédération nationale de cette filière lance un appel.

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Le secteur du BTP et de la manutention recrute et compte bien le faire savoir ! La fédération des distributeurs, loueurs, réparateurs (DLR) des matériels de construction et de manutention se mobilise en effet pour mettre en avant ses filières et les emplois qu’elles offrent. Un secteur qui représente, pour la région PACA, 990 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, 3 550 salariés et 179 entreprises.

Plus globalement, en France, 1 500 postes de techniciens de maintenance sont à pourvoir chaque année pour seulement 1 000 nouveaux diplômés.

Revoir l’orientation et la formation des candidats

Si, en PACA, 350 postes sont à pourvoir chaque année, cela représente, au niveau national, 1 500 postes de technicien de maintenance. Pourquoi toutes les offres ne sont-elles pas pourvues ? Car ces métiers souffrent d’un manque de notoriété et de connaissance auprès du grand public. « À peine 1 000 diplômés (du CAP à la licence professionnelle) sortent chaque année des lycées professionnels et CFA qui forment à ces métiers », met en avant la fédération DLR.

L’une des problématiques à résoudre selon le syndicat professionnel pour palier à ce manque se trouve dans l’orientation des jeunes. Aujourd’hui, beaucoup de candidats qui intègrent les formations du BTP ne le choisissent pas forcément. « Il est nécessaire que l’orientation vers la voie professionnelle, dès la fin du collège, ne soit plus subie, notamment pour répondre à des problématiques d’échec scolaire, mais plutôt choisie par des jeunes motivés et capables d’acquérir des connaissances, compétences, savoir-faire et savoir-être nécessaires à l’exercice de leur futur métier », ajoute la fédération DLR.

Le syndicat professionnel souhaite également que les sections de formation aux métiers soient menées par des enseignants connaissant les spécificités de la filière et qu’ils soient eux-mêmes formés aux aspects technologiques et aux pratiques de la maintenance des matériels de construction et de manutention. Des profils qui seraient de plus en plus rares dans les lycées professionnels et CFA de Provence et de France.

La fédération DLR, en partenariat avec d’autres organisations professionnelles a ainsi engagé des actions pour valoriser le potentiel d’emplois et de formation dans ses métiers afin d’attirer jeunes et moins jeunes vers les entreprises de la profession : le lancement du site www.3MTPM.com à destination des collégiens et une présence sur les réseaux sociaux ou encore l’opération « Bus Découverte » initiée depuis 10 ans qui fait découvrir le temps d’une journée les métiers et les formations à des élèves de 4e et de 3e.

Qu’est-ce qu’un technicien de maintenance ?

Le métier de technicien de maintenance des matériels de construction et de manutention a l’avantage d’être varié, évolutif, délocalisable et d’allier autonomie, polyvalence et haute technicité. Il convient autant aux jeunes diplômés qu’aux salariés cherchant une reconversion professionnelle, homme ou femme.

Les mécaniciens et les techniciens sont appelés à intervenir au sein d’un atelier, sur le terrain et chez les clients. Ils disposent pour ces interventions extérieures d’un véhicule de dépannage équipé qui permet de répondre à la plupart des situations rencontrées. Les missions consistent à diagnostiquer les pannes, généralement à l’aide d’un ordinateur, à analyser les données afin de pouvoir réparer les matériels. Les techniciens peuvent également être amenés à mettre en service des matériels neufs, les configurer ou installer de nouveaux équipements pour répondre aux besoins du client. L’aspect relationnel est donc également très important.

Le métier de technicien de maintenance convient autant aux jeunes diplômés qu’aux salariés cherchant une reconversion professionnelle, homme ou femme.

Vincent Techer, technicien de maintenance des matériels au sein de l’entreprise Freche Location, basée à Vitrolles (13), embauché en CDI après deux ans d’apprentissage, témoigne : « J’ai un métier polyvalent avec beaucoup de travail en équipe. Au cours d’une journée, je travaille la mécanique, l’hydraulique, l’électricité… Je suis amené à me déplacer sur des chantiers pour intervenir sur site. Aussi l’aspect technologique est de plus en présent, notamment sur les nouveaux matériels qui intègrent des innovations issues de l’industrie automobile. Plus tard, je me vois évoluer vers un poste de chef d’atelier ».

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