Accord « historique » pour aider les entreprises du secteur aéronautique en PACA

© Pôle formation des industries technologiques PACA

L’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) Alpes Méditerranée et les organisations syndicales de salariés ont signé deux accords considérés comme « historiques » pour soutenir le maintien d’emplois dans le secteur aéronautique, qui traverse actuellement une période difficile en Provence Alpes Côte d’Azur.

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En effet, depuis environ deux ans, les deux géants du secteur aéronautique de la région PACA, à savoir Airbus Hélicoptère et Dassault, vivent une période compliquée, notamment à cause des variations de prix du baril de pétrole. Un « trou d’air » pour les deux entreprises qui a des répercussions immédiates sur leurs sous-traitants.

Pour tenter de limiter cet impact, l’UIMM et les organisations syndicales de salariés ont signé, le 28 mars dernier, deux accords similaires qui visent à maintenir les emplois dans le secteur aéronautique. Comment ? En proposant des formations aux salariés plutôt que des licenciements économiques afin qu’ils conservent leur emploi. Une mesure qui permet aux entreprises, par la même occasion, de s’adapter à la mutation technologique que vit le secteur aéronautique en améliorant les compétences de leurs employés.

Défendre l’emploi et la compétitivité des entreprises du territoire

Avec ces deux accords, le but des professionnels du secteur est de défendre l’emploi et la compétitivité des entreprises du domaine aéronautique. Pour cela, les salariés pourront bénéficier de différents dispositifs de formation et d’accompagnement pour sécuriser leur emploi. « Notre volonté est de mettre en place une activité partielle pour certains salariés afin qu’ils puissent se former aux techniques nouvelles et préparer l’industrie du futur, plutôt que de penser à faire des licenciements économiques », souligne Gérard Ciannarella de la Fédération Force Ouvrière (FO) de la Métallurgie.

Ces formations pourront être courtes, dispensées en interne par des formateurs issus de l’entreprise ou plus longues pour déboucher sur des Certificats de Qualification Paritaire de la Métallurgie (CQPM). Leurs contenus permettront aux salariés de se mettre à jour sur les métiers de l’industrie de demain pour palier à la rupture technologique que vit actuellement le secteur aéronautique. Digitalisation, « lean management » (méthode de management qui vise l’amélioration des performances de l’entreprise par le développement de tous les employés), robotisation, automatisation feront notamment partie des programmes.

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Dans le cadre de l’installation d’un robot dans une entreprise, par exemple, plusieurs salariés pourront bénéficier d’une formation donnée par un spécialiste du fabricant.

Quant aux coûts de ces formations, ils seront tous entièrement pris en charge par l’OPCAIM, l’Organisme Paritaire Collecteur Agréé des Industries de la Métallurgie. Un accompagnement financier qui concerne la totalité des charges des collaborateurs, comprenant notamment leur transport, leur hébergement et leur restauration. Pour 2017, l’enveloppe budgétaire allouée s’élève à 1,5 million d’euros. « Il n’y a pas de raisons de faire moins en 2018 », ajoute Serge Bornarel, délégué général de l’UIMM Alpes-Méditerranée. Les deux accords ne sont prévus que pour une durée de deux ans pour le moment, le « trou d’air » du secteur aéronautique devant s’estomper à partir du début de l’année 2019.

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En plus du coût de la formation, chaque salarié se verra aussi financer son transport, son hébergement et sa restauration.

Quelles entreprises sont concernées ?

Les professionnels du secteur ont d’ores et déjà réalisé une première liste d’une trentaine d’entreprises du secteur aéronautique en PACA qui peuvent bénéficier de l’envelopper de 1,5 million d’euros et des formations qui en découlent. La moitié fait même partie d’une liste plus urgente suite à une baisse de leur chiffre d’affaires de 30% en moyenne, voire même de 50% pour certaines. Pour autant, la liste n’est pas fermée et le but est que l’ensemble des entreprises de la filière sur le territoire puissent en profiter. « 1 000 salariés sont potentiellement concernés et pas seulement dans des petites entreprises. En moyenne, il s’agit d’entreprises qui emploient entre 10 et 50 personnes », souligne Serge Bornarel.

Quant à Airbus Hélicoptère et Dassault, les deux géants ne sont pas concernés par l’enveloppe. Ils ont toutefois travaillé avec l’UIMM sur le contenu des formations, pour qu’il colle au mieux aux besoins du secteur. « On aurait quand même aimé plus d’investissements de la part des entreprises concernées (Airbus Hélicoptère et Dassault, ndlr), notamment un engagement sur l’emploi », précise Pierrick Le Clanche, président du syndicat CFTC des métaux du Var.

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