Quelle qualité de vie en PACA selon la zone où vous vivez ?

La Région Paca affiche la meilleure croissance économique du pays

Outre son soleil, son climat clément et sa géographie avantageuse, de manière générale, fait-il bon vivre en PACA ? La réponse est contrastée à la lecture d’une enquête de l’INSEE en date de mars 2017.

Des indicateurs de qualité de vie généralement plus élevés que la moyenne mais…

De manière générale, la région PACA dispose de nombreux atouts : de nombreux espaces naturels, la facilité d’accès aux équipements et aux services, une population plutôt diplômée et des salaires en moyenne plus élevés que dans la plupart des autres régions françaises.

Elle présente néanmoins certaines fragilités : des disparités de revenus importantes et des conditions de vie parfois difficiles (17% de la population vit sous le seuil de pauvreté). Et en ce qui concerne le travail, le taux d’emploi des 25-54 ans est de 4 points inférieur à la moyenne de la France métropolitaine, les écarts d’emploi et de salaires entre hommes et femmes sont très marqués et les chômeurs de longue durée sont nombreux. Il y a également moins de diplômés qu’en moyenne, et la part de jeunes non insérés est élevée.

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De nombreuses catégories d’intercommunalités présentant avantages et inconvénients

La région PACA peut se diviser en plusieurs territoires distincts, qui présentent leurs lots d’avantages comme d’inconvénients. Sont ainsi recensés :

Les territoires « métropolitains »

  • Concernent les métropoles Aix-Marseille et Nice Côte d’Azur ainsi que les communautés d’agglomération Pays de Lérins et Riviera française
  • Nombre d’habitants concernés : environ 2,6 millions
  • Principale particularité : les indicateurs de vie y sont contrastés
  • Leurs + : population jeune et diplômée / salaires élevés / nombreux espaces verts
  • Leurs – : ménages plus exposés à la précarité / coût d’achat d’un appartement élevé

Les territoires du littoral varois et azuréen

  • Nombre d’habitants concernés : environ 1 million
  • Principale particularité : l’accès au logement y est un enjeu majeur
  • Leurs + : taux d’emploi élevé / hauts revenus / moindre pauvreté / accès rapide au travail et aux équipements / cadre de vie agréable
  • Leurs – : coût de l’immobilier très élevé

Les territoires de l’arrière-pays attractifs à caractère périurbain

  • Nombre d’habitants concernés : environ 288 000
  • Principale particularité : l’accès au travail est aux équipements y est un enjeu majeur
  • Leurs + : revenus supérieurs à la moyenne régionale / accession à la propriété facilitée par un moindre coût de l’immobilier
  • Leurs – : temps de trajets domicile-travail, et d’accès aux équipements et services longs

Les territoires de l’arrière-pays où l’accès à l’emploi est difficile

  • Nombre d’habitants concernés : environ 1 million
  • Principale particularité : l’emploi et l’accès des jeunes à la qualification et à l’insertion professionnelle y sont des enjeux majeurs
  • Leurs + : cadre de vie plus préservé / moindre coût de l’immobilier
  • Leurs – : chômage de longue durée prégnant / forte part de jeunes non insérés / nombreux jeunes sans diplômes / salaires moins élevés / pauvreté plus marquée

Les territoires de montagne à forte activité touristique

  • Nombre d’habitants concernés : environ 68 000
  • Principale particularité : attirent beaucoup de touristes
  • Leurs + : nombreuses zones protégées / taux d’emploi très élevé / chômage moins présent / population moins exposée à la pauvreté
  • Leurs – : salaires souvent faibles / moindre proportion d’emplois stables

Les territoires de montagne enclavés

  • Nombre d’habitants concernés : environ 40 000
  • Principale particularité : la population est exposée aux difficultés sociales
  • Leurs + : nombreuses zones protégées
  • Leurs – : revenus plus faibles / plus forte pauvreté / actifs en emploi éloignés de leur travail / temps d’accès aux services et équipements élevés

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Un prix de l’immobilier qui varie drastiquement selon les endroits

Plus on avance vers le littoral varois et azuréen, plus le coût de l’immobilier est élevé. A contrario, plus on avance dans les terres et dans l’arrière-pays, et plus le coût de l’immobilier est moins cher. Entre les deux extrêmes, l’écart de prix en moyenne d’une maison peut être de plus de 500 000 € !

C’est ainsi un enjeu majeur pour la Région de parvenir à baisser les coûts de l’accès au logement des territoires du littoral trop onéreux, et ce de manière significative, car c’est un problème qui est aujourd’hui tant défavorable à ces territoires.

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