Next city – L’exposition qui imagine Marseille dans 1000 ans

A quoi ressemblera Marseille dans 1000 ans ? Difficile de le savoir… Et pourtant, c’est la question à laquelle vingt artistes ont répondu, sollicités par le collectif d’artistes 3013, installé depuis un an dans un local rue de la République.

Les endroits typiques de la ville comme Le Vieux Port ou les Goudes ont tous été revisités avec beaucoup, beaucoup d’imagination ! Retrouvez les rue de la République, de l’arrêt Sadi Carnot à la place de la Joliette. 

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Julien RAVAUX a imaginé le marché aux puces de Marseille dans 1000 ans façon « métropolis » avec un côté très désordonné

« 3013 c’est tellement lointain, que cela laissait beaucoup de possibilités aux artistes. Ils pouvaient tout imaginer », explique Stéphane Sarpaux, le « directeur général des problèmes » du collectif Marseille 3013. L’objectif de cette nouvelle exposition correspond tout simplement à l’objectif général de l’association 3013 : imaginer à quoi pourrait ressembler Marseille en 3013.

Créé en 2013, dans la continuité de Marseille Capitale Européenne de la Culture, ce collectif d’artistes, de créatifs, de chercheurs et d’entrepreneurs cherche à valoriser la création artistique marseillaise. Mais aussi, à analyser le paysage de la ville (culturel, politique, environnemental etc) et chercher des axes d’amélioration.

« On a choisi la date 3013, car il y a tellement de choses à améliorer sur Marseille que cela prendrait très longtemps. La culture n’est pas encore assez prise en compte, pourtant on avait l’espoir que ça s’améliore après Marseille Européenne de la Culture », explique Stéphane Sarpaux. Alors, ce collectif composé à 95% de personnes originaires du nord, s’amuse à rêver pour « rendre le quotidien un peu plus supportable ».

Et cela commence avec l’exposition Next City, qui permet à Stéphane Sarpaux de contempler tous les jours, depuis la fenêtre de son bureau, la vision futuriste du Frioul dans 1000 ans : une toile bleue qui lui rappelle la mer et le met de bonne humeur.

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La photographe Laura Mélone a voulu accentuer le côté onirique de l’île du Frioul, offrir une plage de calme cotonneux…
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Le Frioul en 3013 selon Laura Mélone.

Tout au long de la rue, de l’arrêt Sadi Carnot à la Place de la Joliette, les visions du MuCEM, de Luminy ou encore la rue de la République dans 1000 ans détonnent avec le reste du paysage. Ainsi, on peut voir une rue de la République dans laquelle des bâtiments modernes sont bâtis sur des structures antiques (les immeubles haussmanniens) et où les habitants portent tous des vestes néons. 

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Le graphiste, illustrateur et concept artiste Thomas Pugelli a voulu représenter une caractéristique de Marseille sur le plan architectural : la juxtaposition de constructions modernes et anciennes.

Ou encore l’hippodrome Borély dans lequel les chevaux seraient sponsorisés OM ou CMA-CGM.

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Amandine Ridet, directrice artistique, graphiste et webdesigner a voulu proposer un regard détourné sur les acteurs de la ville (OM-CMACGM) en guise de sponsor des chevaux de l’hippodrome Borély

Plusieurs techniques ont été utilisées pour la réalisation de ces toiles : dessin, collage, photographie… ce qui rend l’exposition très éclectique et étonnante. Les artistes viennent d’univers très différents et ont été sélectionnés sans conditions précises. Ainsi, graphistes, illustrateurs, designer, photographes, plasticiens, ou directeur artistique amateurs ont rejoint l’aventure futuriste.

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Les calanques imaginées par le collectif Sardine, qui a voulu détourner et décomposer les éléments significatifs du lieu tels que les montagnes, les cabanons, la faune et la flore
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Les calanques en 3013

Et cette exposition est loin de déplaire aux habitants du quartier car ces grandes toiles de 20 à 70 m2 ont remplacé celles d’annonces immobilières, forcément moins colorées et attrayantes.

Les toiles sont visibles jusqu’en juillet 2017, soit un an pour découvrir et rêver à quoi les lieux emblématiques de Marseille pourraient ressembler.

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